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Critique
Wong Kar-Wai a choisi de franchir le Pacifique. Simple expérience ou expatriation durable, l’avenir seul le dira. Toujours est-il que son My blueberry nights s’inscrit dans la logique de sa filmographie. Il s’agit d’un mélo ultra esthétisant où sa maestria éprouvée semble concentrée. WKW enchaîne avec virtuosité séquences au ralenti et accélérations soudaines. L’image est parfois légèrement cracra, histoire de faire ciné expérimental. C’est parfois un peu too much, mais dans l’ensemble, la mise en scène est réussie. Petit bémol cependant, la bande son généralement si bien choisie a semble-t-il été laissée en retrait voire simplement oubliée.
Quant à l’histoire, elle est celle de Lizzie, une jeune New-Yorkaise récemment larguée par son boy-friend et qui se console au bar restau du coin. Le gérant est beau gosse. Et célibataire, de surcroît. Il lui plaît mais elle s’éloigne. Pour faire le point. Pour mieux se connaître elle-même. Elle rencontrera une Rachel Weisz qui donne dans l’émotionnel puis une Nathalie Portman qui s’est trouvé un coiffeur peu recommandable. Quant à David Strathairn, fascinant en flic usé par un chagrin d’amour, il supplante nettement Jude Law. Notre metrosexuel mise surtout sur sa belle gueule et son sourire.
Et puis il y a Norah Jones, révélation du film. La chanteuse réussit son début devant la caméra en traduisant toute la fragilité d’une jeune femme cherchant une stabilité affective. Dommage pour elle, My blueberry nights manque d’épaisseur et de dimension émotionnelle. Il est même souvent ennuyeux voire un peu cucul avec sa romance à distance épistolaire. Pour tout dire, WKW semble avoir régressé dans son cinéma. Tout cela, il l’a déjà proposé par le passé. Et en mieux. On ne retiendra que le tendre baiser que s’échange le couple qu’on espère durant tout le film …
Quant à l’histoire, elle est celle de Lizzie, une jeune New-Yorkaise récemment larguée par son boy-friend et qui se console au bar restau du coin. Le gérant est beau gosse. Et célibataire, de surcroît. Il lui plaît mais elle s’éloigne. Pour faire le point. Pour mieux se connaître elle-même. Elle rencontrera une Rachel Weisz qui donne dans l’émotionnel puis une Nathalie Portman qui s’est trouvé un coiffeur peu recommandable. Quant à David Strathairn, fascinant en flic usé par un chagrin d’amour, il supplante nettement Jude Law. Notre metrosexuel mise surtout sur sa belle gueule et son sourire.
Et puis il y a Norah Jones, révélation du film. La chanteuse réussit son début devant la caméra en traduisant toute la fragilité d’une jeune femme cherchant une stabilité affective. Dommage pour elle, My blueberry nights manque d’épaisseur et de dimension émotionnelle. Il est même souvent ennuyeux voire un peu cucul avec sa romance à distance épistolaire. Pour tout dire, WKW semble avoir régressé dans son cinéma. Tout cela, il l’a déjà proposé par le passé. Et en mieux. On ne retiendra que le tendre baiser que s’échange le couple qu’on espère durant tout le film …


