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Critique
Les histoires vraies, elles ont de quoi faire fuir le spectateur pour de nombreuses raisons, mais quand elles concernent la grande Histoire, on porte tout de suite un regard plus attentif, surtout quand c'est écrit par Aaron Sorkin, scénariste spécialiste de la politique de la série "The West Wing", mais aussi de la comédie comme dans "Studio 60 on the Sunset Street". C'est lui l'attrait principal de ce "Charlie Wilson's War", et non les vieilles gloires hollywoodiennes, de Tom à Julia (qui fait de plus en plus peur), en passant par le pépère Mike Nichols.
Car l'écriture est reine dans ce film où un sénateur américain arpente couloirs, parcs et demeures de luxe pour appuyer les afghans dans leur résistance face à l'invasion soviétique. Un petit jeu de coulisses tout à fait intéressant, où les armes sont les mots, et tout cela sur un mode léger comme tout malgré la gravité du sujet, sans toutefois tomber dans la franche comédie. Le problème vient d'une facture générale un peu trop classique, voire faignante, avec ses images d'archives alignées toutes les 20 minutes - et même pour le "climax" – pour dynamiser un peu l’enchaînement de scènes de dialogues. Ce que les séries TV ne font pas, parvenant pourtant avec une facilité déconcertante à éviter tout ennui.
"Charlie Wilson’s War" devient alors au fur et à mesure vampirisé par ses belles paroles, jusqu’à l’histoire du maître zen en conclusion désabusée, mais l’histoire vraie de Charlie Wilson en pâtit et les rebondissements attendus arrivent sans provoquer la moindre réaction chez un spectateur concentré sur les répliques qui claquent.
Car l'écriture est reine dans ce film où un sénateur américain arpente couloirs, parcs et demeures de luxe pour appuyer les afghans dans leur résistance face à l'invasion soviétique. Un petit jeu de coulisses tout à fait intéressant, où les armes sont les mots, et tout cela sur un mode léger comme tout malgré la gravité du sujet, sans toutefois tomber dans la franche comédie. Le problème vient d'une facture générale un peu trop classique, voire faignante, avec ses images d'archives alignées toutes les 20 minutes - et même pour le "climax" – pour dynamiser un peu l’enchaînement de scènes de dialogues. Ce que les séries TV ne font pas, parvenant pourtant avec une facilité déconcertante à éviter tout ennui.
"Charlie Wilson’s War" devient alors au fur et à mesure vampirisé par ses belles paroles, jusqu’à l’histoire du maître zen en conclusion désabusée, mais l’histoire vraie de Charlie Wilson en pâtit et les rebondissements attendus arrivent sans provoquer la moindre réaction chez un spectateur concentré sur les répliques qui claquent.


