Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Charlie Wilson est un politicien comme seuls les Américains savent en fabriquer: iconoclaste, anti-conformiste et coureur de jupons. Gaffeur de première (sa première rencontre avec le président pakistanais est particulièrement savoureuse) mais habile et roublard pour mener à bien ses projets, il est incarné par un Tom Hanks tout en rondeur et en goguenardise. Il est parfaitement secondé par une Julia Roberts à la coiffure improbable, à l'oeil de velours et à la main de fer et par un Philip Seymour Hoffman jamais aussi bon que dans des rôles de grandes gueules marginales dignes de sa (dé)mesure.
Il faut aussi souligner que l'histoire de ce "petit" sénateur est si rocambolesque et improbable qu'elle ne peut être que véridique. Jamais des scénaristes n'auraient osé écrire un tel roman d'espionnage même après deux mois de grève. Le facétieux Mike Nichols (77 ans au compteur, respect) signe ici une vraie comédie, irrévérencieuse et jouissive à souhait où les répliques font presque toujours mouche.
Mais sous le vernis du rire se cache habilement un cours de géo-politique passionnant doublé d'une leçon terrifiante sur les Etats-Unis et leur politique internationale. Car - et c'est terrifiant - le pays qui se réclame comme la première puissance du monde ne semble jamais apprendre de ses échecs et retenir les leçons du passé.
Alors oui on rit franchement à la vision de la guerre selon Charlie Wilson et cela serait injuste de bouder son plaisir devant cette franche réussite. Mais en quittant la salle on ne peut s'empecher de frémir en pensant qu'après tout l'Irak d'aujourd'hui ressemble fortement à l'Afghanistan d'hier.
Après tout, n'est ce pas là la marque d'un grand film? Cette capacité de donner à réfléchir tout en faisant rire.
Il faut aussi souligner que l'histoire de ce "petit" sénateur est si rocambolesque et improbable qu'elle ne peut être que véridique. Jamais des scénaristes n'auraient osé écrire un tel roman d'espionnage même après deux mois de grève. Le facétieux Mike Nichols (77 ans au compteur, respect) signe ici une vraie comédie, irrévérencieuse et jouissive à souhait où les répliques font presque toujours mouche.
Mais sous le vernis du rire se cache habilement un cours de géo-politique passionnant doublé d'une leçon terrifiante sur les Etats-Unis et leur politique internationale. Car - et c'est terrifiant - le pays qui se réclame comme la première puissance du monde ne semble jamais apprendre de ses échecs et retenir les leçons du passé.
Alors oui on rit franchement à la vision de la guerre selon Charlie Wilson et cela serait injuste de bouder son plaisir devant cette franche réussite. Mais en quittant la salle on ne peut s'empecher de frémir en pensant qu'après tout l'Irak d'aujourd'hui ressemble fortement à l'Afghanistan d'hier.
Après tout, n'est ce pas là la marque d'un grand film? Cette capacité de donner à réfléchir tout en faisant rire.


