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Critique
Atypique s'il en est, nous voici dans un métrage qui oscille entre guignollerie d'un député tout droit sorti d'une comédie américaine et un film grinçant de manipulations historiques sur les origines du bourbier afghan. C'est d'autant plus saisissant que l'on est facilement porté à sourire devant les frasques de Tom Hanks jusqu'au plan suivant où une population afghane se fait décimer par les hélicoptères russes et où l'on ravale immédiatement le petit rire plaisant qui naissait.
Autre grand point de ce film, la distinction entre deux types d'acteurs : ceux qui savent incarner avec nonchalance un certain type de personnage (l'école des Georges Clooney dont ici Tom Hanks et Julia Roberts sont les garants) et ceux qui se fondent littéralement dans une nouvelle peau à chaque film (où Jonnhy Depp est le dieu, et où Philip Seymour Hoffman réussit à merveille après l'excellent personnage de Truman Capote). Citons aussi Amy Adams, sublime secrétaire que l'on avait déjà aperçue dans un genre totalement différent dans son rôle de princesse de Il était une fois.
Parlons du scénario : comment expliquer au grand public la merde actuelle en Afghanistan ? On savait tout le tsouintsouin à propos de la CIA ayant fourni les Talibans en arme pour battre les soviétiques avant que ces mêmes armes se retourne contre le sacro-saint empire américain. Mais on ne savait pas comment cette politique avait été instaurée par un seul député à moitié dandy-décadant, dans la lutte contre le communisme, dans une belle négation religieuse toutes doctrines sacrées confondues. Et bien en voilà l'image quelque peu satyrique, qui ne fait la part belle ni aux "sauveurs" ni à l'américaine puritaine.
Une très bonne illustration à vues sinon instructive pour les réfractaires, au moins parfaitement divertissante.
Autre grand point de ce film, la distinction entre deux types d'acteurs : ceux qui savent incarner avec nonchalance un certain type de personnage (l'école des Georges Clooney dont ici Tom Hanks et Julia Roberts sont les garants) et ceux qui se fondent littéralement dans une nouvelle peau à chaque film (où Jonnhy Depp est le dieu, et où Philip Seymour Hoffman réussit à merveille après l'excellent personnage de Truman Capote). Citons aussi Amy Adams, sublime secrétaire que l'on avait déjà aperçue dans un genre totalement différent dans son rôle de princesse de Il était une fois.
Parlons du scénario : comment expliquer au grand public la merde actuelle en Afghanistan ? On savait tout le tsouintsouin à propos de la CIA ayant fourni les Talibans en arme pour battre les soviétiques avant que ces mêmes armes se retourne contre le sacro-saint empire américain. Mais on ne savait pas comment cette politique avait été instaurée par un seul député à moitié dandy-décadant, dans la lutte contre le communisme, dans une belle négation religieuse toutes doctrines sacrées confondues. Et bien en voilà l'image quelque peu satyrique, qui ne fait la part belle ni aux "sauveurs" ni à l'américaine puritaine.
Une très bonne illustration à vues sinon instructive pour les réfractaires, au moins parfaitement divertissante.


