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Critique
Avec son nouveau film Ridley Scott réalise un polar assez impersonnel malgré une évidente maîtrise dans la mise en scène. Il faut bien l’avouer American Gangster est un bon film dans tous les sens du terme, on passe un très agréablement moment, malheureusement on ne ressors pas emballé. On l’a dit et redit et c’est bien vrai American Gangster ne renouvelle en aucun cas le genre, les poncifs sont épuisés et le tout est très sage.
On pourrait s’arrêter là, préciser que les deux acteurs principaux, Washington et Crowe sont très bons bien qu’ils ne fassent pas le poids face à des Pacino et autres DeNiro, car c’est bien à ça, au petit jeu de la comparaison que Sir Scott joue en ne faisant pratiquement jamais croiser ses deux têtes d’affiches. Probablement oui, à la longue liste des films auquel ressemble American Gangster on préfère citer quelques metteurs en scène phares : Scorsese, Lumet, De Palma, Hawks,…
Pourtant l’ensemble est loin mais alors très loin du naufrage complet, la reconstitution des quartiers difficiles des années 70 est très réussie et c’est d’ailleurs dans ce souci du détail qu’American Gangster convainc. L’histoire du manteau, celle des flics ripoux, les explications sur le trafic de drogue, ou pour aller plus loin encore la relation intéressante mais peu développée entre les deux protagonistes. Le mauvais qui est pourtant le plus charmeur et qui représente même un certain idéal américain. Parti de rien, il deviendra riche puissant envié et représentera un solide symbole de la famille et de la religion… mais c’est le méchant. Face à lui le gentil, qui réussira dans sa vie professionnel mais non familiale. Il ne combinera pas les deux mais restera honnête. Bref c’est honorable mais déjà vu ou comment résumer parfaitement American Gangster, un indéniable bon film qui ne restera néanmoins pas comme une perle cinéphilique et c’est dommage.
On pourrait s’arrêter là, préciser que les deux acteurs principaux, Washington et Crowe sont très bons bien qu’ils ne fassent pas le poids face à des Pacino et autres DeNiro, car c’est bien à ça, au petit jeu de la comparaison que Sir Scott joue en ne faisant pratiquement jamais croiser ses deux têtes d’affiches. Probablement oui, à la longue liste des films auquel ressemble American Gangster on préfère citer quelques metteurs en scène phares : Scorsese, Lumet, De Palma, Hawks,…
Pourtant l’ensemble est loin mais alors très loin du naufrage complet, la reconstitution des quartiers difficiles des années 70 est très réussie et c’est d’ailleurs dans ce souci du détail qu’American Gangster convainc. L’histoire du manteau, celle des flics ripoux, les explications sur le trafic de drogue, ou pour aller plus loin encore la relation intéressante mais peu développée entre les deux protagonistes. Le mauvais qui est pourtant le plus charmeur et qui représente même un certain idéal américain. Parti de rien, il deviendra riche puissant envié et représentera un solide symbole de la famille et de la religion… mais c’est le méchant. Face à lui le gentil, qui réussira dans sa vie professionnel mais non familiale. Il ne combinera pas les deux mais restera honnête. Bref c’est honorable mais déjà vu ou comment résumer parfaitement American Gangster, un indéniable bon film qui ne restera néanmoins pas comme une perle cinéphilique et c’est dommage.


