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Critique
Après trois films au sein de l'écurie Besson, Louis Leterrier connait une belle promotion en réalisant cette fausse suite/nouvelle adaptation de Hulk, qui nous réconcilie avec le monstre vert créé par Stan Lee.
On le sait, le film de Ang Lee avait déconcerté, on redémarre donc ici une nouvelle version (franchise?) tout en commençant là où le précédent film s'arrêtait. Allez comprendre... Toujours est il que le traitement adopté ici diffère radicalement, en retrouvant l'aspect fugitif de Bruce Banner, pourchassé par l'armée, alors qu'il cherche à se défaire du mal qui l'habite. Pourtant malgré la volonté de redéfinir les personnages, la psychologie n'est clairement pas un atout du film de Leterrier. Seul Banner (convaincant Norton) possède un minimum d'épaisseur, alors que les autres ne sont que purs clichés, jusqu'à une Liv Tyler, au jeu déficient. Ces stéréotypes n'empêchent pas un récit efficace et rythmé, mais limitent l'empathie envers les différents personnages.
En revanche, de l'empathie on en a pour Leterrier qui nous livre des séquences d'action, certes peu nombreuses, mais à la puissance destructrice plutôt impressionnante. Les agissements de Hulk confèrent davantage à la colère incontrôlée et il s'avère cette fois beaucoup plus massif et intimidant. L'affrontement final offre ainsi un spectacle de destruction massive rugueux dans lequel la violence des coups et des chocs se fait sentir. Ce qu'on perd en psychologie on le gagne donc en spectacle, et on ne s'en plaindra pas, tant on est de toute façon loin de la richesse d'un Batman ou des X-Men.
Pour cette réadaptation, Leterrier a donc fait le bon choix du gros blockbuster, plus académique bien sûr, mais qui sied mieux à L'incroyable Hulk.
On le sait, le film de Ang Lee avait déconcerté, on redémarre donc ici une nouvelle version (franchise?) tout en commençant là où le précédent film s'arrêtait. Allez comprendre... Toujours est il que le traitement adopté ici diffère radicalement, en retrouvant l'aspect fugitif de Bruce Banner, pourchassé par l'armée, alors qu'il cherche à se défaire du mal qui l'habite. Pourtant malgré la volonté de redéfinir les personnages, la psychologie n'est clairement pas un atout du film de Leterrier. Seul Banner (convaincant Norton) possède un minimum d'épaisseur, alors que les autres ne sont que purs clichés, jusqu'à une Liv Tyler, au jeu déficient. Ces stéréotypes n'empêchent pas un récit efficace et rythmé, mais limitent l'empathie envers les différents personnages.
En revanche, de l'empathie on en a pour Leterrier qui nous livre des séquences d'action, certes peu nombreuses, mais à la puissance destructrice plutôt impressionnante. Les agissements de Hulk confèrent davantage à la colère incontrôlée et il s'avère cette fois beaucoup plus massif et intimidant. L'affrontement final offre ainsi un spectacle de destruction massive rugueux dans lequel la violence des coups et des chocs se fait sentir. Ce qu'on perd en psychologie on le gagne donc en spectacle, et on ne s'en plaindra pas, tant on est de toute façon loin de la richesse d'un Batman ou des X-Men.
Pour cette réadaptation, Leterrier a donc fait le bon choix du gros blockbuster, plus académique bien sûr, mais qui sied mieux à L'incroyable Hulk.


