Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Hulk begins… again. Producteurs et public ayant été déstabilisés par le Hulk psychanalytique de Ang Lee - il est vrai à demi réussi (ou à demi raté c’est selon), on repart à zéro avec un nouveau casting et un réalisateur tout sauf auteur. Note d’intention : bourrinage intensif.
Et il est vrai que, malgré la tentative louable du premier opus d’engager le film de super-héros vers quelque chose de plus complexe, c’est bien ce qu’on attend d’un tel blockbuster, surtout celui mettant en scène le monstrueux géant vert. Si on gagne en linéarité et en clarté avec ce récit qui se concentre sur une intrigue façon fugitif, on perd malheureusement en implication devant un gros produit marketé qui est déchiré entre deux volontés antagonistes.
Etonnant de retrouver Edward Norton ici, mais à l’instar de son estimé collègue Christian Bale, il a dû se rendre compte qu’il était temps de se trouver un rôle qui marquent les foules. Les action heros bodybuildés d’antan n’existent plus après tout. Ils sont aujourd’hui plus torturés mais ça aussi commence à se transformer en formule. La preuve avec ce Hulk formaté où d’un côté Norton voudrait faire son Bourne, (trop) appliqué à fuir et essayer de contrôler sa colère, et de l’autre le réalisateur qui ne demande qu’une chose, balancer de la destruction massive à tout va. Et au lieu de se nourrir, les deux parties s’annulent.
Rien ne touche dans ce film typique des productions marketées pour le plus grand nombre. Le versant humain est plombé par une histoire d’amour façon King Kong (on nous sert même la scène de la grotte, copié-collé fade du Peter Jackson). Liv Tyler entre joyeusement dans la compétition « je-joue-comme-une-patate » (mais Zooey Deschanel dans Phénomènes a quelques longueurs d’avance pour remporter le titre). Et Banner préfère choisir cette Carla Bruni illuminée à sa Gisèle Bundchen improbable collègue d’usine (c’est ce genre de détails qui plombent la chasse à l’homme soi-disant réaliste).
La partie action est réduite à une portion plus congrue que prévu, et même si certaines scènes se montrent efficaces (la première véritable apparition de Hulk est correcte) on n’atteint pas là non plus des sommets mémorables… Le géant vert, même si d’un rendu moins Hollywood chewing-gum, ressemble toujours autant à un personnage synthétique. En lui ajoutant un ennemi tout aussi approximativement intégré à l’environnement, on se retrouve devant une cinématique de jeu vidéo lambda. Et comme l’affrontement ne compense pas ce manque d’implication par une invention exceptionnelle, on attend que ça passe…
Hulk n’est franchement pas une histoire qui mérite qu’on en tire une saga. Déjà deux films c’est presque trop, et les producteurs semblent s’en être rendus compte en invitant Tony Stark pour une conclusion où en 2 minutes chrono Robert Downey Jr met à l’amende tout le cast du film. Bientôt les équipes de super-héros. On n’en a pas fini. Mais si c’est encore réalisé d’une manière aussi insipide il n’y a pas de quoi s’en réjouir.
Et il est vrai que, malgré la tentative louable du premier opus d’engager le film de super-héros vers quelque chose de plus complexe, c’est bien ce qu’on attend d’un tel blockbuster, surtout celui mettant en scène le monstrueux géant vert. Si on gagne en linéarité et en clarté avec ce récit qui se concentre sur une intrigue façon fugitif, on perd malheureusement en implication devant un gros produit marketé qui est déchiré entre deux volontés antagonistes.
Etonnant de retrouver Edward Norton ici, mais à l’instar de son estimé collègue Christian Bale, il a dû se rendre compte qu’il était temps de se trouver un rôle qui marquent les foules. Les action heros bodybuildés d’antan n’existent plus après tout. Ils sont aujourd’hui plus torturés mais ça aussi commence à se transformer en formule. La preuve avec ce Hulk formaté où d’un côté Norton voudrait faire son Bourne, (trop) appliqué à fuir et essayer de contrôler sa colère, et de l’autre le réalisateur qui ne demande qu’une chose, balancer de la destruction massive à tout va. Et au lieu de se nourrir, les deux parties s’annulent.
Rien ne touche dans ce film typique des productions marketées pour le plus grand nombre. Le versant humain est plombé par une histoire d’amour façon King Kong (on nous sert même la scène de la grotte, copié-collé fade du Peter Jackson). Liv Tyler entre joyeusement dans la compétition « je-joue-comme-une-patate » (mais Zooey Deschanel dans Phénomènes a quelques longueurs d’avance pour remporter le titre). Et Banner préfère choisir cette Carla Bruni illuminée à sa Gisèle Bundchen improbable collègue d’usine (c’est ce genre de détails qui plombent la chasse à l’homme soi-disant réaliste).
La partie action est réduite à une portion plus congrue que prévu, et même si certaines scènes se montrent efficaces (la première véritable apparition de Hulk est correcte) on n’atteint pas là non plus des sommets mémorables… Le géant vert, même si d’un rendu moins Hollywood chewing-gum, ressemble toujours autant à un personnage synthétique. En lui ajoutant un ennemi tout aussi approximativement intégré à l’environnement, on se retrouve devant une cinématique de jeu vidéo lambda. Et comme l’affrontement ne compense pas ce manque d’implication par une invention exceptionnelle, on attend que ça passe…
Hulk n’est franchement pas une histoire qui mérite qu’on en tire une saga. Déjà deux films c’est presque trop, et les producteurs semblent s’en être rendus compte en invitant Tony Stark pour une conclusion où en 2 minutes chrono Robert Downey Jr met à l’amende tout le cast du film. Bientôt les équipes de super-héros. On n’en a pas fini. Mais si c’est encore réalisé d’une manière aussi insipide il n’y a pas de quoi s’en réjouir.


