Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Bruce Banner va mieux, merci.
Meme s'il doit continuellement se surveiller le diaphragme et fuir les situations propices à dégénérer en "incidents" (car c'est ainsi que sont nommées ses transformations) et se contenter de rêver de son amoureuse, leur dernière étreinte ayant expédié, durant un dense générique / piqûre de rappel, la belle à l'hôpital.
Bien sûr, Bruce aura beau tenter de son mieux de garder son calme, le spectateur n'est pas venu le voir faire du yoga ou bidouiller des fils électriques dans une usine de soda.
A défaut de mériter l'"Incroyable" de son titre, le Hulk cuvée 2008 commence tout de même bien.
Si l'exposition est un peu longue, le choix des décors (impressionnants bidonvilles de Rio, majestueuse jungle) régale les yeux et sert le propos. Réduit à la taille d'une anonyme fourmi, Bruce fait peine à voir.
On peut aussi saluer le choix de ne point trop dévoiler la bête lors de sa première sortie, le réalisateur se livrant à un sympathique jeu du chat et de la souris avec le public, retardant les apparitions ici d'un écran de fumée inattendu, là d'un projectile cachant le mastodonte.
L'ensemble est donc plutôt plaisant jusqu'en milieu de parcours où le rythme devient franchement erratique: c'est, sur un campus, un (joli) affrontement dont on ne voit pas la fin, une poignée de blagues moyennement heureuses jetées a l'écran en 5 minutes (Bruce et le sexe, Bruce dans le taxi, Bruce et ses pantalons XXXXL), et le film qui se met à sérieusement patiner entre romance et naissance du super vilain (elle aussi, très bizarrement expédiée).
La dernière demi-heure tombe à pic pour redresser in extremis la barre, l'affrontement restant, vu les créatures en présence, étonnamment lisible et jouissif.
Si l'on considère la relative pauvreté du matériau d'origine (on est loin de la richesse thématique d'un groupe de mutants ou d'un alcoolique armurier) et le fait que l'opus d'Ang Lee avait déjà creusé le sillon psychologique, le film tient sa promesse, délivrant bastons inspirées (les canons à ultrasons...), et figures imposées (les caméos a la pelle, l'Amour Toujours), tout en mettant la pédale douce sur les sauts de cabris du géant vert.
Reste a espérer un Director's cut sabrant dans la guimauve et re-insérant les nombreux plans que l'on devine coincés entre la salle de montage et la cabine de projection.
Meme s'il doit continuellement se surveiller le diaphragme et fuir les situations propices à dégénérer en "incidents" (car c'est ainsi que sont nommées ses transformations) et se contenter de rêver de son amoureuse, leur dernière étreinte ayant expédié, durant un dense générique / piqûre de rappel, la belle à l'hôpital.
Bien sûr, Bruce aura beau tenter de son mieux de garder son calme, le spectateur n'est pas venu le voir faire du yoga ou bidouiller des fils électriques dans une usine de soda.
A défaut de mériter l'"Incroyable" de son titre, le Hulk cuvée 2008 commence tout de même bien.
Si l'exposition est un peu longue, le choix des décors (impressionnants bidonvilles de Rio, majestueuse jungle) régale les yeux et sert le propos. Réduit à la taille d'une anonyme fourmi, Bruce fait peine à voir.
On peut aussi saluer le choix de ne point trop dévoiler la bête lors de sa première sortie, le réalisateur se livrant à un sympathique jeu du chat et de la souris avec le public, retardant les apparitions ici d'un écran de fumée inattendu, là d'un projectile cachant le mastodonte.
L'ensemble est donc plutôt plaisant jusqu'en milieu de parcours où le rythme devient franchement erratique: c'est, sur un campus, un (joli) affrontement dont on ne voit pas la fin, une poignée de blagues moyennement heureuses jetées a l'écran en 5 minutes (Bruce et le sexe, Bruce dans le taxi, Bruce et ses pantalons XXXXL), et le film qui se met à sérieusement patiner entre romance et naissance du super vilain (elle aussi, très bizarrement expédiée).
La dernière demi-heure tombe à pic pour redresser in extremis la barre, l'affrontement restant, vu les créatures en présence, étonnamment lisible et jouissif.
Si l'on considère la relative pauvreté du matériau d'origine (on est loin de la richesse thématique d'un groupe de mutants ou d'un alcoolique armurier) et le fait que l'opus d'Ang Lee avait déjà creusé le sillon psychologique, le film tient sa promesse, délivrant bastons inspirées (les canons à ultrasons...), et figures imposées (les caméos a la pelle, l'Amour Toujours), tout en mettant la pédale douce sur les sauts de cabris du géant vert.
Reste a espérer un Director's cut sabrant dans la guimauve et re-insérant les nombreux plans que l'on devine coincés entre la salle de montage et la cabine de projection.


