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Critique
Une minute et trente secondes. Voici la durée réelle de "Sans plus attendre". Car le film n'est que la version longue d'1h35 de la bande annonce qui dévoile presque tout des enjeux et des rebondissements de ce film paresseux.
C'est bien là tout le paradoxe du scénario et de sa mise en images : alors que le spectateur est exhorté à profiter de chaque instant de sa vie pour réaliser ses rêves, le film s'étire inexplicablement en longueur sans inventivité ni rythme. Entre clichés pénibles (pourquoi choisir forcément une chanson de Piaf quand les deux héros dinent dans un trois étoiles à Eze, sur la Côte d'Azur?) et personnages caricaturaux (ils ne sortiront jamais du moule dans lequel ils nous ont été cellophanés), Rob Reiner a bien du mal à insuffler une quelconque légèreté à cette meringue boursouflée.
Outre une première demi-heure interminable d'introduction au cours de laquelle il ne se passe strictement rien, c'est surtout la dernière partie du film qui agace le plus : lacrymale à souhait, l'histoire tombe dans le piège du pathos pénible qu'elle avait soigneusement évité jusque là. Si on écrase une petite larme, c'est bien plus pour des événements personnels que ce film peut rappeler que pour le destin des deux héros.
Heureusement, il reste Morgan Freeman, en mécano philosophe, et surtout Jack Nicholson en milliardaire misanthrope qui s'en donnent tous deux à coeur joie. L'oeil brillant et la répartie saillante, ils sauvent le film d'un ratage total.
Bref, si vous avez inscrit sur votre Bucket List personnelle "voir un bon film de Rob Reiner", découvrez...sans plus attendre...le culte faux documentaire "Spinal Tap" ou la crème des comédies romantiques, "Quand Harry rencontre Sally"!
C'est bien là tout le paradoxe du scénario et de sa mise en images : alors que le spectateur est exhorté à profiter de chaque instant de sa vie pour réaliser ses rêves, le film s'étire inexplicablement en longueur sans inventivité ni rythme. Entre clichés pénibles (pourquoi choisir forcément une chanson de Piaf quand les deux héros dinent dans un trois étoiles à Eze, sur la Côte d'Azur?) et personnages caricaturaux (ils ne sortiront jamais du moule dans lequel ils nous ont été cellophanés), Rob Reiner a bien du mal à insuffler une quelconque légèreté à cette meringue boursouflée.
Outre une première demi-heure interminable d'introduction au cours de laquelle il ne se passe strictement rien, c'est surtout la dernière partie du film qui agace le plus : lacrymale à souhait, l'histoire tombe dans le piège du pathos pénible qu'elle avait soigneusement évité jusque là. Si on écrase une petite larme, c'est bien plus pour des événements personnels que ce film peut rappeler que pour le destin des deux héros.
Heureusement, il reste Morgan Freeman, en mécano philosophe, et surtout Jack Nicholson en milliardaire misanthrope qui s'en donnent tous deux à coeur joie. L'oeil brillant et la répartie saillante, ils sauvent le film d'un ratage total.
Bref, si vous avez inscrit sur votre Bucket List personnelle "voir un bon film de Rob Reiner", découvrez...sans plus attendre...le culte faux documentaire "Spinal Tap" ou la crème des comédies romantiques, "Quand Harry rencontre Sally"!


