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Critique
The barber : l'égorgeur aux bras d'argent. Si dès les premières images le style Burton se reconnaît entre mille, il déconcerte par son incursion dans l'univers musical. En effet pour cette sixième collaboration harmonieuse avec son ami (dont "Ed Wood", "Sleepy Hollow" ou "Charlie et la chocolaterie"), Johnny Depp pousse la chansonnette dans un rôle qui évoque celui de "Edward aux mains d'argent", la frimousse juvénile en moins et la soif de vengeance en plus (qui sans la présence de Daniel Day Lewis aurait décroché l'Oscar). Après une absence de plusieurs années, le barbier de Londres est de retour pour trancher la gorge du juge Turpin (Alan Rickman), l'homme qui a brisé sa vie en l'envoyant au trou et en lui subtilisant sa femme avant de la violer. En s'installant au-dessus de la boulangerie de Madame Lovett (Helena Bonham Carter, l'épouse à la ville du réalisateur), il retrouve son fond de commerce avant de relancer du même coup (de rasoir) celui de sa voisine grâce aux ventes phénoménales de ses tourtes; la vengeance est un plat qui se mange farci ! En les dégustant avec délectation, les habitants oublient de s'interroger sur l'origine de cette farce de mauvais goût...
Le seul hic qu'on peut reprocher à Tim Burton est de nous emmener en bateau pendant une grande partie de ce nouveau conte macabre qui peine à démarrer. Mais au vu de l'épilogue grandiose et inattendu, on se dit qu'il est roublard tant il nous a roulé dans la farine par l'entremise de ce récit immoral aux couleurs noir gothique et rouge sang.
Le seul hic qu'on peut reprocher à Tim Burton est de nous emmener en bateau pendant une grande partie de ce nouveau conte macabre qui peine à démarrer. Mais au vu de l'épilogue grandiose et inattendu, on se dit qu'il est roublard tant il nous a roulé dans la farine par l'entremise de ce récit immoral aux couleurs noir gothique et rouge sang.


