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Critique
Avec "Sweeney Todd", le grand Tim Burton revient nous livrer un conte sombre et sanglant adapté d’une musical de Broadway. Le désir était immense, les égarements du maître (pas mauvais du tout) nous avaient laissé espérer un retour fracassant dans son genre de prédilection, le résultat s’avère excellent malgré quelques défauts.
Le Démoniaque Barbier de Fleet Street prend place, les premières chansons se font entendre, Johnny Depp et Helena Bonham Carter ont un look d’enfer et le tout est saignant. On ne peut rêver mieux. Malheureusement l’entreprise prend du temps à démarrer, il y a plus de personnages que prévus et Burton nous les présentes tous en cœur, soit, mais c’est un peu long surtout que la suite est du même niveau, on se surprend presque à s’ennuyer poliment. Ce qui est, vous en conviendrez, impossible et inacceptable. Mais c’est bien là le principal défaut de "Sweeney Todd", une sorte de disproportion, un problème de rythme tel que le final semble balancer et arrive trop vite. Le spectateur n’a pas eu le temps de réaliser, d’analyser un tant soit peu les personnages.
Outre le rythme on regrette le manque d’audace de la mise en scène, encore une fois rattrapé vers la fin lorsque la machine s’emballe. Voilà, pour un potentiel qui semblait gigantesque, le travail est bien sage. On regrette de voir Alan Rickman sous employé, on regrette de ne pas voir toutes les histoires se conclurent, on regrette que l’ambiance ne soit pas aussi chiadée que pour "Sleepy Hollow". Mais soyez rassuré le travail reste plus qu’honorable. Johnny Depp est génial, les scènes oniriques sur la plage sont tops et le final est grandiose. Un mélange absolument parfait du talent burtonien et de ses inspirations avec entre autre ici le baroque italien et plus précisément le cinéma de Mario Bava, la boucherie finale aux élans Shakespeariens restera gravés dans les mémoires.
"Sweeney Todd" est donc un spectacle macabre de grande qualité, une pierre de plus à ajouter au magistral édifice que se construit intarissablement et magnifiquement Tim Burton. Pas l’œuvre parfaite annoncée mais un bon et jouissif film tout de même.
Le Démoniaque Barbier de Fleet Street prend place, les premières chansons se font entendre, Johnny Depp et Helena Bonham Carter ont un look d’enfer et le tout est saignant. On ne peut rêver mieux. Malheureusement l’entreprise prend du temps à démarrer, il y a plus de personnages que prévus et Burton nous les présentes tous en cœur, soit, mais c’est un peu long surtout que la suite est du même niveau, on se surprend presque à s’ennuyer poliment. Ce qui est, vous en conviendrez, impossible et inacceptable. Mais c’est bien là le principal défaut de "Sweeney Todd", une sorte de disproportion, un problème de rythme tel que le final semble balancer et arrive trop vite. Le spectateur n’a pas eu le temps de réaliser, d’analyser un tant soit peu les personnages.
Outre le rythme on regrette le manque d’audace de la mise en scène, encore une fois rattrapé vers la fin lorsque la machine s’emballe. Voilà, pour un potentiel qui semblait gigantesque, le travail est bien sage. On regrette de voir Alan Rickman sous employé, on regrette de ne pas voir toutes les histoires se conclurent, on regrette que l’ambiance ne soit pas aussi chiadée que pour "Sleepy Hollow". Mais soyez rassuré le travail reste plus qu’honorable. Johnny Depp est génial, les scènes oniriques sur la plage sont tops et le final est grandiose. Un mélange absolument parfait du talent burtonien et de ses inspirations avec entre autre ici le baroque italien et plus précisément le cinéma de Mario Bava, la boucherie finale aux élans Shakespeariens restera gravés dans les mémoires.
"Sweeney Todd" est donc un spectacle macabre de grande qualité, une pierre de plus à ajouter au magistral édifice que se construit intarissablement et magnifiquement Tim Burton. Pas l’œuvre parfaite annoncée mais un bon et jouissif film tout de même.


