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Critique
On retiendra de ce film le propos sincère d'un réalisateur dont l'engagement démocrate n'est plus à démontrer, mais aussi une thèse faiblarde qu'on espérait plus virulente et qui aboutit à un final difficile à analyser: Est-il pour ou contre la guerre en Irak? Apparement contre, mais il s'insurge contre les cyniques qui condamnent les valeureux G.I. qui eux, au moins, ont voulu améliorer le monde et leur bravoure mérite la plus grande admiration. Condamne-t-il le gouvernement Bush pour avoir convaincu le peuple américain de la légitimité d'engager une nouvelle croisade? Oui, mais sans le blanchir de toute responsabilité, il fait dire à Tom Cruise, s'adressant à Meryl Streep, qu'il est facile à la presse et aux médias de critiquer ses dirigeants maintenant, alors qu'en 2001, elle aurait de son propre chef lancé l'offensive si elle avait pu!
Sinon les acteurs sont parfaits (si on fait abstraction de Meryl Streep, qui une fois n'est pas coutume, surjoue la scène finale de la prise de conscience et de sa propre responsabilité: elle soupire, transpire, pleure, bafouille, hallète, manque de peu de s'évanouir...On n'a qu'une envie: lui envoyer un pichet d'eau à la figure pour calmer son hystérie)!
On sort de la salle avec le sentiment que Redford a dressé un bilan édifiant de ces six années de conflit que l'on a bien voulu, mais ne propose comme unique solution à la jeunesse américaine car, c'est évident, c'est à elle qu'il s'adresse, d'étre plus concerné par la politique internationale et surtout d'étre plus mobilisé au moment des élections pour ne pas laisser le pire candidat s'installer au pouvoir. Le personnage du jeune étudiant qui a perdu la foi est le symbole meme du film et de ce qu'a à dire Redford mais comme le film film s'achève sur les interrogations du jeune, on a le sentiment que la sonnette a retenti avant que le réalisateur n'ai eu le temps de conclure son état des lieux d'une jeunesse sinistrée mais qui pourrait reprendre espoir.
Sinon les acteurs sont parfaits (si on fait abstraction de Meryl Streep, qui une fois n'est pas coutume, surjoue la scène finale de la prise de conscience et de sa propre responsabilité: elle soupire, transpire, pleure, bafouille, hallète, manque de peu de s'évanouir...On n'a qu'une envie: lui envoyer un pichet d'eau à la figure pour calmer son hystérie)!
On sort de la salle avec le sentiment que Redford a dressé un bilan édifiant de ces six années de conflit que l'on a bien voulu, mais ne propose comme unique solution à la jeunesse américaine car, c'est évident, c'est à elle qu'il s'adresse, d'étre plus concerné par la politique internationale et surtout d'étre plus mobilisé au moment des élections pour ne pas laisser le pire candidat s'installer au pouvoir. Le personnage du jeune étudiant qui a perdu la foi est le symbole meme du film et de ce qu'a à dire Redford mais comme le film film s'achève sur les interrogations du jeune, on a le sentiment que la sonnette a retenti avant que le réalisateur n'ai eu le temps de conclure son état des lieux d'une jeunesse sinistrée mais qui pourrait reprendre espoir.


