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Critique
"Halloween III : le sang du sorcier" marque une rupture dans la continuité de la saga "Halloween". Après le saisissant diptyque inaugural engagé par le maestro Big John Carpenter, on renonce ici au bogeyman à balai dans le cul et gros couteau dans la main, tout en conservant une mise en forme devenue signature : froide photo en scope de Dean Cundey, musique pianotée d'Alan Howarth...
Exit donc le côté 'slasher' de toute façon un peu gratuit et vainement compilateur qui avait fait la gloire des deux premiers films, et place au clin d’oeil appuyé à la SF parano des années 50, type "Invasion of the Body Snatchers" : contagion des idées, manipulation des foules, peur de l'uniformisation...
Le script n’échappe cependant pas toujours au ridicule, la faute à une logique interne parfois molestée, un côté explicatif régulièrement encombrant et une ambition générale difficile à soutenir pendant une heure et demie, mais s’avère porté à bout de bras par la farouche détermination d’une poignée, à commencer par l'excellent Tom Atkins.
Sans faire preuve du talent d'un Carpenter, naturellement, Tommy Lee Wallace mène sa barque avec malice, et "Halloween III : le sang du sorcier" se laisse suivre sans déplaisir. Son retentissant échec au box-office remettra en selle le père Michael Myers pour un miteux "Halloween IV", plus slasher que jamais celui-ci.
Exit donc le côté 'slasher' de toute façon un peu gratuit et vainement compilateur qui avait fait la gloire des deux premiers films, et place au clin d’oeil appuyé à la SF parano des années 50, type "Invasion of the Body Snatchers" : contagion des idées, manipulation des foules, peur de l'uniformisation...
Le script n’échappe cependant pas toujours au ridicule, la faute à une logique interne parfois molestée, un côté explicatif régulièrement encombrant et une ambition générale difficile à soutenir pendant une heure et demie, mais s’avère porté à bout de bras par la farouche détermination d’une poignée, à commencer par l'excellent Tom Atkins.
Sans faire preuve du talent d'un Carpenter, naturellement, Tommy Lee Wallace mène sa barque avec malice, et "Halloween III : le sang du sorcier" se laisse suivre sans déplaisir. Son retentissant échec au box-office remettra en selle le père Michael Myers pour un miteux "Halloween IV", plus slasher que jamais celui-ci.


