Australia
Australia- PAYS :Australie, États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2008
- DATE DE SORTIE :24 décembre 2008
- GENRE :Romance, Drame
- DURÉE :155 MIN
- REALISATEUR : Baz Luhrmann
- ACTEURS :Hugh Jackman, Nicole Kidman, David Wenham, Bryan Brown (I), Ray Barrett
- BUDGET : 130 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel français
Australia est un projet fou et ambitieux. Australia est un film malade. Entre les deux, il y a eu un tournage mouvementé avec à la tête un Baz Luhrmann heureux qu'il est d'enfin réaliser le rêve d'une vie de cinéaste: une épopée flamboyante sur sa terre natale, l'Australie. A coup d'affiches et de bandes-annonces mettant en avant les spectaculaires paysages du bush australien et la romance déjà "bigger than life" du duo principal, la Fox affichait son ambition de réitérer l'exploit effectué avec Titanic: celui d'une histoire d'amour dépassant le cadre rigide de l'Histoire en portant fièrement l'étendard d'une oeuvre majeure du septième art, de celle dont on reparle avec émotion et dont on est fière de pourvoir affirmer sans crainte qu'elle est une oeuvre culte. Le produit qui découle d'une volonté aussi folle se pose comme très éloignée des intentions de départ, et pire, comme d'une banalité presque totale. En première ligne, il y a un scénario bouffant à tout les rateliers, cherchant à tout prix à offrir à l'oeuvre d'aventure ultime sur l'Australie et ses sublimes paysages. S'inspirant clairement de l'âge d'or hollywoodien ("Le Magicien d'Oz" notamment, cité jusqu'à plus soif), Luhrmann caricature volontairement les personnages (l'anglaise coincée, le solitaire au grand coeur, le jeune métis curieux...) et les place dans des situations rocambolesques comme une bagarre folle dans un bar ou le danger d'un troupeau à pleine vitesse alors qu'un ravin guette. A tout cela, le scénario ajoute une kyrielle d'ingrédients du film épique parfait (l'émotion appuyé à fond, l'intrusion d'événements historiques, un discours politique en fond, un humour tout public...) et mélange le tout dans un mixer à 130 millions de dollars.
En bon spectateur, on pourra pardonner les gros sabots usés pour caractériser les personnages (en gros les très très méchants et les super gentils), on passera sur l'impression tenace de déjà -vu et sur une structure narrative frileuse qui fait deviner l'ensemble du métrage à la simple vue de la bande-annonce, et sourira gentiment à la couche bien grasse qui recouvre l'histoire d'amour "énaurme" qui prend place sur l'affiche française du film. Mais on risque bien de buter plus sur l'utilisation abusive des effets numériques, avec des fonds verts jusqu'à l'écoeurement (déjà symptomatique du retour décevant d'Indiana Jones) et un montage clair mais parasité par sa volonté d'aller vers l'efficacité maximum, celle de séduire le maximum de personnes. A l'opposé direct du sublime Le Nouveau Monde, Luhrmann semble alors effrayé par ses plus beaux cadrages, comme pris de cours par un studio qui a dû lui mettre la pression pour qu'il restreigne les envolées lyriques qui caractérisent son cinéma. Pris le cul entre deux chaises, il met donc en scène une partition sans génie, traversée ça et là de fulgurances réjouissantes (la scène du bombardement, dantesque), parsemée d'une photographie façon carte postale jamais de trop bon ou de trop mauvais goût, et soutenue par une musique réglée comme du papier à musique.
C'est cette absence d'une saveur particulière qui font d'Australia un produit moyen d'une machine hollywoodienne bloquée dans le passé, figé par les éclairs de génie qui ont façonné son empire. Reste le charisme de Hugh Jackman, parfaitement à son aise en cowboy romantique, et qui fait renaître à lui seul la vraie sensation d'assister aux classiques de l'âge d'or d'un cinéma qui à besoin d'un bon coup de poussière. Ou d'un bonne piqûre de folie. Bref: Australia n'est pas le nouveau "Autant en emporte le vent". Dommage.
En bon spectateur, on pourra pardonner les gros sabots usés pour caractériser les personnages (en gros les très très méchants et les super gentils), on passera sur l'impression tenace de déjà -vu et sur une structure narrative frileuse qui fait deviner l'ensemble du métrage à la simple vue de la bande-annonce, et sourira gentiment à la couche bien grasse qui recouvre l'histoire d'amour "énaurme" qui prend place sur l'affiche française du film. Mais on risque bien de buter plus sur l'utilisation abusive des effets numériques, avec des fonds verts jusqu'à l'écoeurement (déjà symptomatique du retour décevant d'Indiana Jones) et un montage clair mais parasité par sa volonté d'aller vers l'efficacité maximum, celle de séduire le maximum de personnes. A l'opposé direct du sublime Le Nouveau Monde, Luhrmann semble alors effrayé par ses plus beaux cadrages, comme pris de cours par un studio qui a dû lui mettre la pression pour qu'il restreigne les envolées lyriques qui caractérisent son cinéma. Pris le cul entre deux chaises, il met donc en scène une partition sans génie, traversée ça et là de fulgurances réjouissantes (la scène du bombardement, dantesque), parsemée d'une photographie façon carte postale jamais de trop bon ou de trop mauvais goût, et soutenue par une musique réglée comme du papier à musique.
C'est cette absence d'une saveur particulière qui font d'Australia un produit moyen d'une machine hollywoodienne bloquée dans le passé, figé par les éclairs de génie qui ont façonné son empire. Reste le charisme de Hugh Jackman, parfaitement à son aise en cowboy romantique, et qui fait renaître à lui seul la vraie sensation d'assister aux classiques de l'âge d'or d'un cinéma qui à besoin d'un bon coup de poussière. Ou d'un bonne piqûre de folie. Bref: Australia n'est pas le nouveau "Autant en emporte le vent". Dommage.
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Vincent Julé :
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Stéphane Argentin :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 12/01/2009 12:32 par Julien Foussereau Mais une fois de plus, je trouve la mise en scène du réal toujours aussi virtuose et “Bigger than life”.
:o
Mais…
…Mais…
…Mais non !!! :sick:
LIRE LA SUITE | |
| 12/01/2009 10:51 par Stéphane Argentin Bon voilà . Dernier film sorti en 2008 rattrapé ce WE.
OK, c’est pas le meilleur Baz Luhrmann. OK, c’est long (qui a dit chiant :D). Mais une fois de plus, je trouve la mise en scène du réal toujours aussi virtuose et “Bigger than life”.
Note : 3/5
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| 10/01/2009 14:10 par lyza :pimgoth: Booouhhh !!! Comme vous êtes sévère(s) ..:zanzi: :cry:
Ca fait rien !! Je maintiens (hum, hum !!! ^o^) :guioui:
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