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Critique
20 ans après sa sortie, "Le prix du danger" fait figure d'OVNI dans le cinéma français. Ces "Chasses du Comte Zaroff" post-modernes (et nimbées de préscience), adaptées d'une formidable nouvelle de Sheckley datant de 1953 (et non du "Running Man" de King comme on l'entend partout), brassent ce qu'il faut de cynisme, de satire sociale, de thrilling quasi abstrait (le no man's land rappelle celui de "Buffet Froid"), et surtout d'acuité (l'Empire Endemol n'a pas encore pointé son nez) pour remporter l'adhésion.
Rattachant l'entreprise à des titres fameux tels que l'indéboulonnable "Rollerball", jouant du même décervelage par petit écran interposé, il creuse une piste plus inédite que ses congénères en stigmatisant le personnage de l'animateur vedette, omnipotent et cabot (Michel Piccoli), autant que celui du président de chaîne TV sanguinaire (Bruno Cremer, odieusement lucide, en Patrick LeLay avant l'heure, flanqué de sa Laroche-Joubert qui doute en la personne de Marie-France Pisier), et s'avère surtout plus "réaliste" et visionnaire que tout autre.
Fort de tout ceci, "Le prix du danger" prend alors des allures de parfait petit film de genre, hargneux, original, SF-Bis comme il faut, politiquement impliqué, noirissime, foutument immersif et excitant... et, malgré ses défauts (plastiques surtout) et une fin un peu fumeuse, à urgemment réapprécier, dans ses moindres détails...
Rattachant l'entreprise à des titres fameux tels que l'indéboulonnable "Rollerball", jouant du même décervelage par petit écran interposé, il creuse une piste plus inédite que ses congénères en stigmatisant le personnage de l'animateur vedette, omnipotent et cabot (Michel Piccoli), autant que celui du président de chaîne TV sanguinaire (Bruno Cremer, odieusement lucide, en Patrick LeLay avant l'heure, flanqué de sa Laroche-Joubert qui doute en la personne de Marie-France Pisier), et s'avère surtout plus "réaliste" et visionnaire que tout autre.
Fort de tout ceci, "Le prix du danger" prend alors des allures de parfait petit film de genre, hargneux, original, SF-Bis comme il faut, politiquement impliqué, noirissime, foutument immersif et excitant... et, malgré ses défauts (plastiques surtout) et une fin un peu fumeuse, à urgemment réapprécier, dans ses moindres détails...


