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Critique
Rize, le docu de LaChapelle, nous a fait découvrir le krumping, danse assez proche du stepping dont il est question dans ce film. Ici, cette danse toute aussi visuellement impressionnante et saccadée que le krumping est le seul intérêt de ce long métrage sans surprise. Les acteurs, tous castés pour leurs compétences en street dance sont convaincants et offrent un spectacle saisissant.
Les chorégraphies de cette danse, où l’art devient le vecteur salvateur d’une agressivité peu commune, sont assez bien rendues à l’écran si l’on exclut l’abominable scène d’ouverture qui fort heureusement ne ressemble en rien à la suite. La mise en scène se veut clippesque mais bien filmé et ponctuée de jolis plans par ci par là. Sans rien révolutionner au genre, Sylvain White arrive toutefois à ne pas plonger les deux pieds dans le plat.
Côté scénario, ce n’est pas la même chose. Le film croule sous les clichés et n’évite aucune des ellipses agaçantes inhérentes à ce type de long métrage. Ainsi, le deuil et la relation perdue avec le frère ne sont montrés qu’au travers de pitoyables flashbacks et la peine du héros se résume au regard de chien battu que prend l’acteur d’un bout à l’autre du film. L’histoire d’amour est franchement grotesque malgré la tentative de parler de la pression familiale, de la lutte des classes et des affrontements entre fraternités dans les lycées américains. Au final, la répétition des scènes de danse et la faiblesse de l’histoire de base font de ce film une énième success story enrobée de guimauve, de bons sentiments et du désir fou que tout est possible si on le veut.
Les chorégraphies de cette danse, où l’art devient le vecteur salvateur d’une agressivité peu commune, sont assez bien rendues à l’écran si l’on exclut l’abominable scène d’ouverture qui fort heureusement ne ressemble en rien à la suite. La mise en scène se veut clippesque mais bien filmé et ponctuée de jolis plans par ci par là. Sans rien révolutionner au genre, Sylvain White arrive toutefois à ne pas plonger les deux pieds dans le plat.
Côté scénario, ce n’est pas la même chose. Le film croule sous les clichés et n’évite aucune des ellipses agaçantes inhérentes à ce type de long métrage. Ainsi, le deuil et la relation perdue avec le frère ne sont montrés qu’au travers de pitoyables flashbacks et la peine du héros se résume au regard de chien battu que prend l’acteur d’un bout à l’autre du film. L’histoire d’amour est franchement grotesque malgré la tentative de parler de la pression familiale, de la lutte des classes et des affrontements entre fraternités dans les lycées américains. Au final, la répétition des scènes de danse et la faiblesse de l’histoire de base font de ce film une énième success story enrobée de guimauve, de bons sentiments et du désir fou que tout est possible si on le veut.


