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Critique
Bien que d’apparence très austère, La Vie des Autres défend haut les couleurs du cinéma allemand, et a remporté de nombreuses récompenses internationales dont l’une des plus prestigieuses : l’Oscar du meilleur film étranger.
Pourtant le sujet traité n’est pas des plus vendeurs, puisqu’il s’agit de la vie en RDA avant que le mur de Berlin ne tombe, du manque de libertés, de censure politique et de la surveillance des citoyens organisée par les services de la Stasi (abréviation de Staats Sicherheit, la Sécurité de l’État).
Pour illustrer son propos, le réalisateur Florian Henkel von Donnersmarck met en scène l’histoire d’un artiste renommé (interprété par le très charismatique Sebastian Koch déjà vu tout récemment dans le Black Book de Paul Verhoeven) qui essaie de faire survivre son art malgré le manque de liberté qu’impose le gouvernement. S’il est hostile au pouvoir il sait ne pas le montrer et reste diplomate avec les gouvernants, mais fomente en secret des actions à l’encontre du régime en place. Jugé cependant suspect, il va être mis sous surveillance rapprochée par la Stasi dont c’est un des meilleurs officiers qui se charge de découvrir la vérité sur l’artiste (Ulrich Mühe en officier de la Stasi est assez exceptionnel de froideur et d’efficacité). Très vite plus rien de la vie privée de l’artiste n’échappera à son chaperon…
Par son traitement de l’image et des couleurs, le film nous entraîne dans un univers gris, froid et à l’austérité palpable. Cette plongée dans l’ex-Allemagne de l’Est est frappante de réalisme et d’angoisse tant La Vie des Autres est une immersion totale dans l’existence muselée de ses héros. On ressent l’impuissance et le désir de révolte réprimé de l’un. On ressent le dévouement et l’efficacité teintée de sincérité de l’autre. Et jusqu’à la fin, on ne sait ce qu’il va advenir de l’un et de l’autre, le suspens étant parfaitement maintenu.
Le film réussit à intéresser et même à tenir en haleine malgré un casting d’acteurs allemands quasiment inconnus sur la scène internationale (hormis Sebastian Koch donc) et un thème très peu engageant qui donne au film son aspect froid, presque clinique.
La réalisation est sobre, le scénario subtil, le propos intelligent, et l’interprétation juste, quatre qualités pas si courantes de concert, et qui sont amplement suffisantes pour donner envie de découvrir ce film qui le mérite.
Pourtant le sujet traité n’est pas des plus vendeurs, puisqu’il s’agit de la vie en RDA avant que le mur de Berlin ne tombe, du manque de libertés, de censure politique et de la surveillance des citoyens organisée par les services de la Stasi (abréviation de Staats Sicherheit, la Sécurité de l’État).
Pour illustrer son propos, le réalisateur Florian Henkel von Donnersmarck met en scène l’histoire d’un artiste renommé (interprété par le très charismatique Sebastian Koch déjà vu tout récemment dans le Black Book de Paul Verhoeven) qui essaie de faire survivre son art malgré le manque de liberté qu’impose le gouvernement. S’il est hostile au pouvoir il sait ne pas le montrer et reste diplomate avec les gouvernants, mais fomente en secret des actions à l’encontre du régime en place. Jugé cependant suspect, il va être mis sous surveillance rapprochée par la Stasi dont c’est un des meilleurs officiers qui se charge de découvrir la vérité sur l’artiste (Ulrich Mühe en officier de la Stasi est assez exceptionnel de froideur et d’efficacité). Très vite plus rien de la vie privée de l’artiste n’échappera à son chaperon…
Par son traitement de l’image et des couleurs, le film nous entraîne dans un univers gris, froid et à l’austérité palpable. Cette plongée dans l’ex-Allemagne de l’Est est frappante de réalisme et d’angoisse tant La Vie des Autres est une immersion totale dans l’existence muselée de ses héros. On ressent l’impuissance et le désir de révolte réprimé de l’un. On ressent le dévouement et l’efficacité teintée de sincérité de l’autre. Et jusqu’à la fin, on ne sait ce qu’il va advenir de l’un et de l’autre, le suspens étant parfaitement maintenu.
Le film réussit à intéresser et même à tenir en haleine malgré un casting d’acteurs allemands quasiment inconnus sur la scène internationale (hormis Sebastian Koch donc) et un thème très peu engageant qui donne au film son aspect froid, presque clinique.
La réalisation est sobre, le scénario subtil, le propos intelligent, et l’interprétation juste, quatre qualités pas si courantes de concert, et qui sont amplement suffisantes pour donner envie de découvrir ce film qui le mérite.


