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Critique
Quelques années après Goodbye Lenine, La vie des autres est le nouveau succès allemand à débarquer sur nos écrans, lui aussi prenant place en ex-Allemagne de l'est mais pour un sujet beaucoup plus difficile, les écoutes effectuées par la Stasisur tous ceux qu'elle soupçonnait de sympathie envers l'ouest ou de subversion.
La vie des autres propose ainsi un récit d'espionnage fort intéressant, cet aspect historique de l'Allemagne n'ayant pas souvent eu les honneurs du grand écran, bâti sur des personnages aussi bien écrits qu'interprétés. Le scénario nous présente froidement les méthodes employées par la Stasi avec beaucoup de minutie ainsi que l'état d'esprit général de son commandement, avec ses dirigeants avides de pouvoir, avant de prendre une tournure humaniste étonnante allant à l'encontre de tout manichéisme ou jugement. La relation qu'il dépeint entre l'écoutant et l'écoutés devient ainsi troublante alors que le film avance: entre la découverte du monde de l'art, la fascination, l'admiration, voire l'amour pour une actrice fragile, l'officier de la Stasi, brillament campé par Ulrich Mühe, va voir ses convictions et croyances vaciller, le couple qu'il espionne lui donnant une vision de la vie qu'il ne connait probablement pas.
Dès lors on regrette l'ambiance austère qui règne sur l'ensemble du film. Certes cela confère à la reconstitution un aspect très réaliste, mais le film manque lui de souffle, par moments même, de rythme. Certaines séquences parviennent pourtant à faire naître un suspense plutôt prenant (la partition de Yared n'y est pas étrangère) mais la mise en scène très (trop?) classique empêche le scénario de s'emballer. Cependant pour un premier film il faut bien avouer que c ejeune réalisateur maîtrise son sujet et sera à suivre pour ses prochains projets.
Malgré sa froideur et son rythme parfois un peu lent, La vie des autres demeure un film d'espionnage autant qu'une histoire humaine intéressante et qui marque la naissance d'un cinéaste à suivre loin du jeunisme que les jeunes loups affichent trop souvent.
La vie des autres propose ainsi un récit d'espionnage fort intéressant, cet aspect historique de l'Allemagne n'ayant pas souvent eu les honneurs du grand écran, bâti sur des personnages aussi bien écrits qu'interprétés. Le scénario nous présente froidement les méthodes employées par la Stasi avec beaucoup de minutie ainsi que l'état d'esprit général de son commandement, avec ses dirigeants avides de pouvoir, avant de prendre une tournure humaniste étonnante allant à l'encontre de tout manichéisme ou jugement. La relation qu'il dépeint entre l'écoutant et l'écoutés devient ainsi troublante alors que le film avance: entre la découverte du monde de l'art, la fascination, l'admiration, voire l'amour pour une actrice fragile, l'officier de la Stasi, brillament campé par Ulrich Mühe, va voir ses convictions et croyances vaciller, le couple qu'il espionne lui donnant une vision de la vie qu'il ne connait probablement pas.
Dès lors on regrette l'ambiance austère qui règne sur l'ensemble du film. Certes cela confère à la reconstitution un aspect très réaliste, mais le film manque lui de souffle, par moments même, de rythme. Certaines séquences parviennent pourtant à faire naître un suspense plutôt prenant (la partition de Yared n'y est pas étrangère) mais la mise en scène très (trop?) classique empêche le scénario de s'emballer. Cependant pour un premier film il faut bien avouer que c ejeune réalisateur maîtrise son sujet et sera à suivre pour ses prochains projets.
Malgré sa froideur et son rythme parfois un peu lent, La vie des autres demeure un film d'espionnage autant qu'une histoire humaine intéressante et qui marque la naissance d'un cinéaste à suivre loin du jeunisme que les jeunes loups affichent trop souvent.


