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Critique
Adaptation du roman éponyme de Fannie Flagg, sélectionné au Pulitzer, Beignets de Tomates Vertes est le premier film de Jon Avent, futur réalisateur de nombreux épisodes de la série Boomtown et des exécrables Red Corner et 88 minutes.
Beignets de Tomates Vertes est construit autour de deux histoires, la première qui met en scène Kathy Bates à qui l’on narre la seconde, la plus importante, celle du destin de deux femmes dans une petite ville de l’Alabama au début du siècle.
Force est de reconnaître de nombreuses qualités à ce film, un casting de haute volée, une adaptation réussie qui rend immédiatement attachants les personnages, une intrigue prenante du début à la fin, et des enjeux moraux intéressants. Mais il faut bien aussi se rendre à l’évidence, ce film est loin d’être exempt de défauts, et s’ils ne se font pas trop sentir à la première vision, une seconde lui est malheureusement fatale. Car au fond rien ne tient vraiment le choc à la longue, une histoire gentille, oui mais simpliste. Pleine de bons sentiments, oui mais mielleuse. De l’émotion, oui mais des violons. Des enjeux moraux, oui mais quand même une belle arnaque. Prenons le cas de la dénonciation du racisme, c’est très bien, très noble, méchant KKK qui veut tuer les noirs, mais des noirs qui restent dans leur case morale. La case des noirs qui travaillent pour les blancs, on ne les bat plus mais jamais on ne les traite en égaux, finalement on en est encore au temps de Oui m’ame Scarlett.
Beignets de Tomates Vertes est construit autour de deux histoires, la première qui met en scène Kathy Bates à qui l’on narre la seconde, la plus importante, celle du destin de deux femmes dans une petite ville de l’Alabama au début du siècle.
Force est de reconnaître de nombreuses qualités à ce film, un casting de haute volée, une adaptation réussie qui rend immédiatement attachants les personnages, une intrigue prenante du début à la fin, et des enjeux moraux intéressants. Mais il faut bien aussi se rendre à l’évidence, ce film est loin d’être exempt de défauts, et s’ils ne se font pas trop sentir à la première vision, une seconde lui est malheureusement fatale. Car au fond rien ne tient vraiment le choc à la longue, une histoire gentille, oui mais simpliste. Pleine de bons sentiments, oui mais mielleuse. De l’émotion, oui mais des violons. Des enjeux moraux, oui mais quand même une belle arnaque. Prenons le cas de la dénonciation du racisme, c’est très bien, très noble, méchant KKK qui veut tuer les noirs, mais des noirs qui restent dans leur case morale. La case des noirs qui travaillent pour les blancs, on ne les bat plus mais jamais on ne les traite en égaux, finalement on en est encore au temps de Oui m’ame Scarlett.


