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Critique
Nouvelle adaptation d'une saga d'heroic fantasy sous forme de trilogie, A la croisée des mondes s'avère on ne peut plus classique et académique dans le genre, souffrant d'un côté du syndrôme de l'épisode de présentation et de l'autre du peu de talent du second frère Weitz.
La première impression que l'on a face au film c'est de se retrouver face à un univers riche qui n'est jamais véritablement exploité, impression particulièrement flagrante concernant nombre de personnages, tels ceux interprétés par Daniel Craig ou Eva Green. Nul doute que la durée plutôt courte pour le genre a amené le réalisateur à faire des choix, certainement pas les bons, d'autant qu'il trouve le moyen de rendre son film redondant avec l'utilisation de la fameuse boussole ou des dialogues lourdement explicatifs. A la croisée des mondes déploie donc un scénario sans surprises qui manque de souffle et d'émotion.
Toutefois, le film demeure relativement plaisant, essentiellement grâce à son visuel soigné et un rythme qui ne faiblit pas trop. Les diffèrents lieux visités définissent un monde parallèle intéressant rendu crédible par des effets spéciaux convaincants pour la plupart. Chris Weitz peine néanmoins à mettre en valeur toute cette production design et offre une mise en scène très académique, qui a bien du mal à s'envoler, même dans les moments d'action, étonnamment rares pour un tel blockbuster.
Bref, pour de la magie et de l'émerveillement on attendra le dvd de Stardust, et après ce premier volet, on se dit que Chris Weitz risque de rejoindre son frère dans le rang des cinéastes anecdotiques. Un seul aurait suffit.
La première impression que l'on a face au film c'est de se retrouver face à un univers riche qui n'est jamais véritablement exploité, impression particulièrement flagrante concernant nombre de personnages, tels ceux interprétés par Daniel Craig ou Eva Green. Nul doute que la durée plutôt courte pour le genre a amené le réalisateur à faire des choix, certainement pas les bons, d'autant qu'il trouve le moyen de rendre son film redondant avec l'utilisation de la fameuse boussole ou des dialogues lourdement explicatifs. A la croisée des mondes déploie donc un scénario sans surprises qui manque de souffle et d'émotion.
Toutefois, le film demeure relativement plaisant, essentiellement grâce à son visuel soigné et un rythme qui ne faiblit pas trop. Les diffèrents lieux visités définissent un monde parallèle intéressant rendu crédible par des effets spéciaux convaincants pour la plupart. Chris Weitz peine néanmoins à mettre en valeur toute cette production design et offre une mise en scène très académique, qui a bien du mal à s'envoler, même dans les moments d'action, étonnamment rares pour un tel blockbuster.
Bref, pour de la magie et de l'émerveillement on attendra le dvd de Stardust, et après ce premier volet, on se dit que Chris Weitz risque de rejoindre son frère dans le rang des cinéastes anecdotiques. Un seul aurait suffit.


