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Critique
Premier film du réalisateur espagnol Nacho Cerda, Abandonnée est une œuvre glauque à cent milles lieux du cinéma horrifique habituel. Ici, si zombies il y a ce n’est que la projection physique des protagonistes qui doivent faire face à leurs propres fantômes. Libre de toute interprétation et au final assez métaphorique, Abandonnée aborde les gros traumas de l’enfance, les conséquences de l’absence parentale sur la personnalité et la recherche de ses origines pour se retrouver soi-même. Le problème est le traitement infligé à tous ces thèmes pourtant riches. Les décors verdâtres, le lieu unique étouffant mais mal exploité et l’extrême lenteur du récit ont raison de notre patience.
Le début est accrocheur mais vire rapidement à l’exercice de style lorsque les péripéties vécues par les personnages se révèlent successivement inintéressantes et aberrantes. Le resserrement de l’intrigue sur le frère et la sœur étouffe mais le film ennuie plus qu’il ne terrifie. Ce ne sont pas les quelques effets sonores, ni l’ambiance sinistre qui réussiront à combler la lacune principale de ce film : son incroyable manque de rythme. Agissant comme un somnifère, Abandonnée rate le pari d’effrayer le spectateur et sombre dans la confusion la plus totale dans son traitement du thème du double.
Cependant, l’histoire véritablement repoussante atteint des sommets de monstruosité lors du final étonnant de barbarie et de cynisme. Aussi crade sur la forme que sur le fond, le film, noir comme le passé des personnages, s’achève sur une morale plutôt douteuse et obscure et finit d’asséner un dernier coup sur la tête du spectateur incrédule. Mais au final, qu’est-ce que tout cela veut dire ?
Le début est accrocheur mais vire rapidement à l’exercice de style lorsque les péripéties vécues par les personnages se révèlent successivement inintéressantes et aberrantes. Le resserrement de l’intrigue sur le frère et la sœur étouffe mais le film ennuie plus qu’il ne terrifie. Ce ne sont pas les quelques effets sonores, ni l’ambiance sinistre qui réussiront à combler la lacune principale de ce film : son incroyable manque de rythme. Agissant comme un somnifère, Abandonnée rate le pari d’effrayer le spectateur et sombre dans la confusion la plus totale dans son traitement du thème du double.
Cependant, l’histoire véritablement repoussante atteint des sommets de monstruosité lors du final étonnant de barbarie et de cynisme. Aussi crade sur la forme que sur le fond, le film, noir comme le passé des personnages, s’achève sur une morale plutôt douteuse et obscure et finit d’asséner un dernier coup sur la tête du spectateur incrédule. Mais au final, qu’est-ce que tout cela veut dire ?


