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Critique
Les images du générique montrant l'aéroport de Moscou et les avions Aeroflot fout déjà la trouille pour quiconque a déjà mis les pieds dans les coucous de la compagnie nationale russe. C'est un bon début. Plaisanterie mise à part (quoique, c'est une expérience à vivre), Abandonnée se présente comme un film d'horreur lambda que l'on croirait sorti de la longue série en provenance d'Hollywood depuis quelques années.
Grossière erreur puisque le film est espagnol, et miracle, pas un remake. De plus, le réalisateur ne choisi pas la facilité de la bimbo en offrant le rôle principal à une femme de plus de 40 ans. L'espoir renaît.
Nacho Cerda nous fait son Silent Hill en Russie. Et ce que l'on perd en monstres on le gagne amplement en ambiance. Il s'avère en effet plutôt doué pour tirer parti de ses lieux et de ses décors angoissants, à travers une mise en scène souvent inspirée. On retient quelques bonnes idées comme le faisceau de la lampe torche révélant un autre niveau de temporalité. La très belle photographie se charge d'alourdir l'atmosphère, et un travail consistant sur le son a été fait (plus - les bruitages - ou moins - quelques transitions bruyantes - efficace).
Il vaut mieux ne pas trop révéler l'histoire, au final peut-être un peu mince, mais qui demeure véritablement prenante.
Si Abandonnée ne révolutionne pas le film de maison hantée, cela reste un premier essai réussi pour Nacho Cerda dont on attendra désormais les prochaines oeuvres avec impatience.
Grossière erreur puisque le film est espagnol, et miracle, pas un remake. De plus, le réalisateur ne choisi pas la facilité de la bimbo en offrant le rôle principal à une femme de plus de 40 ans. L'espoir renaît.
Nacho Cerda nous fait son Silent Hill en Russie. Et ce que l'on perd en monstres on le gagne amplement en ambiance. Il s'avère en effet plutôt doué pour tirer parti de ses lieux et de ses décors angoissants, à travers une mise en scène souvent inspirée. On retient quelques bonnes idées comme le faisceau de la lampe torche révélant un autre niveau de temporalité. La très belle photographie se charge d'alourdir l'atmosphère, et un travail consistant sur le son a été fait (plus - les bruitages - ou moins - quelques transitions bruyantes - efficace).
Il vaut mieux ne pas trop révéler l'histoire, au final peut-être un peu mince, mais qui demeure véritablement prenante.
Si Abandonnée ne révolutionne pas le film de maison hantée, cela reste un premier essai réussi pour Nacho Cerda dont on attendra désormais les prochaines oeuvres avec impatience.


