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Critique
Sans aller jusqu'à parler de renouveau radical du cinéma fantastique par la nouvelle école espagnol, "Abandonnée" peut tout simplement être considéré comme un événement qui va sans doute annoncer une nouvelle période Adulte du genre.
Voici donc enfin un film de terreur qui ne racole pas uniquement (et d'ailleurs presque pas du tout...) du côté des adolescents : pour une fois, le casting ne rassemble pas l'éternel bande de jeunes dont la seule présence à l'écran se justifie par leurs jolis minois ou leurs préoccupations tellement essentielles.
Point d'humour, point de digressions, rien que l'essentiel : enfin un cinéaste qui ose jouer la carte de la solitude d'une femme mature à travers sa quête désespérée de racines familiales qui auraient dû rester dans les limbes de l'oubli.
Rehaussé par de superbes trucages optiques (la superposition de deux époques révélées par l'éclairage d'une torche !) et des effets de mise en scène à profusion dans la deuxième partie (avec des maquillages efficaces et une pointe de numérique non lissé, ça change), ce premier long-métrage de Cerda se révèle une exploration sans fard de l'angoisse, celle qui empêche de vivre et nous ramène constamment vers un passé non résolu.
Nacho Cerda a voulu faire table rase de la facilité en essayant de rendre un bel hommage au "Shining" de Kubrick qui abordait déjà, avec toute la maestria qui convenait, le thème de la hantise destructrice et des fantômes désignés comme doubles intimes auxquels le repos est refusé.
Et il nous offre ainsi un remarquable film de terreur métaphysique, une vraie grosse trouille grâce à un scénario emberlificoté (mais plus subtil qu'il n'y paraît) pour mieux nous prendre au piège dans le labyrinthe de l'enfer.
Gageons que cet inconfortable voyage intérieur ne sera pas aisément accessible à qui ne souhaite pas entrebailler la porte de son espace intérieur... afin d'y renouveler l'air vicié et de sentir moins le renfermé !
Voici donc enfin un film de terreur qui ne racole pas uniquement (et d'ailleurs presque pas du tout...) du côté des adolescents : pour une fois, le casting ne rassemble pas l'éternel bande de jeunes dont la seule présence à l'écran se justifie par leurs jolis minois ou leurs préoccupations tellement essentielles.
Point d'humour, point de digressions, rien que l'essentiel : enfin un cinéaste qui ose jouer la carte de la solitude d'une femme mature à travers sa quête désespérée de racines familiales qui auraient dû rester dans les limbes de l'oubli.
Rehaussé par de superbes trucages optiques (la superposition de deux époques révélées par l'éclairage d'une torche !) et des effets de mise en scène à profusion dans la deuxième partie (avec des maquillages efficaces et une pointe de numérique non lissé, ça change), ce premier long-métrage de Cerda se révèle une exploration sans fard de l'angoisse, celle qui empêche de vivre et nous ramène constamment vers un passé non résolu.
Nacho Cerda a voulu faire table rase de la facilité en essayant de rendre un bel hommage au "Shining" de Kubrick qui abordait déjà, avec toute la maestria qui convenait, le thème de la hantise destructrice et des fantômes désignés comme doubles intimes auxquels le repos est refusé.
Et il nous offre ainsi un remarquable film de terreur métaphysique, une vraie grosse trouille grâce à un scénario emberlificoté (mais plus subtil qu'il n'y paraît) pour mieux nous prendre au piège dans le labyrinthe de l'enfer.
Gageons que cet inconfortable voyage intérieur ne sera pas aisément accessible à qui ne souhaite pas entrebailler la porte de son espace intérieur... afin d'y renouveler l'air vicié et de sentir moins le renfermé !


