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Critique
Ce premier long métrage de Nacho Cerda est clairement taillé pour le cinéma, modelé et ciselé pour être vu en salle. Un paradoxe à l’heure où la notoriété et la rentabilité des films de genre passent en grande partie par le support dvd.
Car le film repose essentiellement sur l’impossibilité du spectateur à contrôler le film. En particulier le son, omniprésent et d’une incroyable puissance, avec des basses qui font vibrer les fondations et des hurlements à vous vriller les tympans comme on en a rarement entendu de mémoire de spectateur. Des pointes de rage sonore que l’on a immédiatement envie de contrôler, ici c’est peine perdue. Des sensations impossibles à retrouver chez soi, même avec le meilleur des 5.1 et une absence totale de voisinage.
Quant à la photo, superbe, elle se déroule presque exclusivement de nuit, avec des éclairages artificiels et des cadrages qui épousent parfois si bien les bords de cinémascope que les lieux présents à l’image semblent un prolongement de la salle obscure. Tant de paramètres destinés à immerger le spectateur dans cet environnement bien particulier de la projection en salle.
En effet la mise en scène ne tend que vers une seule chose, la Sensation, avec un grand S. Le scénario, sans queue ni tête il faut bien l’avouer, est au service de cette mise en scène, et non de l’histoire. Il n’est là que pour faire naitre et entretenir une tension pendant plus d’une heure, pour créer des situations de peur ou de dégoût, de la sensation, pas de la narration.
Tout sert cette recherche de la sensation, comme ces décors superbes, cela faisait longtemps que l’on avait vu de maison aussi glauque, de chambres aussi sordides et de tunnels aussi oppressants.
Mais la force de ce film est aussi sa faiblesse. Ces sons lancinants, ce scénario basculant presque immédiatement dans le fantastique, s’ils impressionnent d’abord le spectateur, peuvent aussi le saturer, parfois trop c’est trop, trop de bruit, trop de surnaturel (la réalité est parfois plus terrifiante que l’au-delà). En tous cas un film à voir en salle, car il fait bon parfois de se rappeler ce que c’est que de ressentir.
Car le film repose essentiellement sur l’impossibilité du spectateur à contrôler le film. En particulier le son, omniprésent et d’une incroyable puissance, avec des basses qui font vibrer les fondations et des hurlements à vous vriller les tympans comme on en a rarement entendu de mémoire de spectateur. Des pointes de rage sonore que l’on a immédiatement envie de contrôler, ici c’est peine perdue. Des sensations impossibles à retrouver chez soi, même avec le meilleur des 5.1 et une absence totale de voisinage.
Quant à la photo, superbe, elle se déroule presque exclusivement de nuit, avec des éclairages artificiels et des cadrages qui épousent parfois si bien les bords de cinémascope que les lieux présents à l’image semblent un prolongement de la salle obscure. Tant de paramètres destinés à immerger le spectateur dans cet environnement bien particulier de la projection en salle.
En effet la mise en scène ne tend que vers une seule chose, la Sensation, avec un grand S. Le scénario, sans queue ni tête il faut bien l’avouer, est au service de cette mise en scène, et non de l’histoire. Il n’est là que pour faire naitre et entretenir une tension pendant plus d’une heure, pour créer des situations de peur ou de dégoût, de la sensation, pas de la narration.
Tout sert cette recherche de la sensation, comme ces décors superbes, cela faisait longtemps que l’on avait vu de maison aussi glauque, de chambres aussi sordides et de tunnels aussi oppressants.
Mais la force de ce film est aussi sa faiblesse. Ces sons lancinants, ce scénario basculant presque immédiatement dans le fantastique, s’ils impressionnent d’abord le spectateur, peuvent aussi le saturer, parfois trop c’est trop, trop de bruit, trop de surnaturel (la réalité est parfois plus terrifiante que l’au-delà). En tous cas un film à voir en salle, car il fait bon parfois de se rappeler ce que c’est que de ressentir.


