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Critique
Le cinéma espagnol est en plein essor. Depuis Tesis et Les Autres d'Aménabar, l'Espagne nous lance une vague de jeunes cinéastes prometteurs comme Juan Antonio Bayona, Paco Plaza, Jaume Balaguero...et bien entendu Nacho Cerda. Le jeune cinéaste ibérique réalise, avec Abandonnée, son premier long métrage, très attendu après des courts prometteurs comme Aftermath et Genesis.
Le pari est presque réussi. Il est incontestable que Cerda sait distiller la peur à travers les images et les sons qui sont tout aussi importants. On a parfois l'impression de se retrouver dans le jeu Silent Hill, de par l'utilisation de la lampe torche: effrayant! La caméra colle souvent les personnages afin d'être au plus près de leur peur et afin que l'on ne sente pas approcher le danger. Le réalisateur a voulu un film très réaliste que l'on peut comparer à bien des égards à un 6ème Sens de Shyamalan.
Mais là où le cinéaste indo-américain réussit en restant ancré dans la "réalité" (si tant est qu'il y en ait une car on parle de revenants tout de même!), Cerda, sous prétexte de film de fantômes, part dans tous les sens dans la 2ème moitié du métrage. On décroche, on ne comprend plus les personnages, ce qu'ils font, l'histoire et on ne fait plus que regarder des images, pire, on n'a plus peur. En effet la peur vient du réel: et si ça nous arrivait? Mais là on y croit plus.
Dommage, le film avait bien débuté.
Le pari est presque réussi. Il est incontestable que Cerda sait distiller la peur à travers les images et les sons qui sont tout aussi importants. On a parfois l'impression de se retrouver dans le jeu Silent Hill, de par l'utilisation de la lampe torche: effrayant! La caméra colle souvent les personnages afin d'être au plus près de leur peur et afin que l'on ne sente pas approcher le danger. Le réalisateur a voulu un film très réaliste que l'on peut comparer à bien des égards à un 6ème Sens de Shyamalan.
Mais là où le cinéaste indo-américain réussit en restant ancré dans la "réalité" (si tant est qu'il y en ait une car on parle de revenants tout de même!), Cerda, sous prétexte de film de fantômes, part dans tous les sens dans la 2ème moitié du métrage. On décroche, on ne comprend plus les personnages, ce qu'ils font, l'histoire et on ne fait plus que regarder des images, pire, on n'a plus peur. En effet la peur vient du réel: et si ça nous arrivait? Mais là on y croit plus.
Dommage, le film avait bien débuté.


