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Critique
Parfois il vaut mieux ne pas chercher à déterrer son passé, à exhumer son enfance, « il vaut mieux être abandonnée » dira l’héroïne en conclusion.
Deux enfants adoptés, ignorant jusqu’alors leur lien de parenté, se retrouvent dans la ferme de leurs parents biologiques, là où ils ont été élevés. Dès leur arrivée ils sont confrontés à leurs doppelgangers, leurs doubles mortuaires si l’ont peut dire, qui arborent les stigmates de leur future mort (la femme noyée pour la sœur et l’homme dévoré pour le frère). Face aux yeux opaques de ces personnages fantomatiques, les héros et le spectateur s’interrogent : sont-ce des guides bienveillants qui cherchent à débrouiller un passé mystérieux et sanglant ? Sont-ce des suppôts de l’enfer venus les entrainer vers leur dernier royaume ? Nacho Cerdà réussit dès lors à semer la confusion et la boucle temporelle du dernier quart d’heure invite à une réflexion et à une relecture du film.
« La maison veut nous récupérer » dira un des protagonistes, preuve que la maison est vivante, s’anime lorsque la famille y est réunit en son sein et possède une sorte d’âme maléfique (il y a fort probablement une histoire de cimetière indien derrière cela). Loin de surfer sur le simple pitch de la maison hantée, Abandonnée met en valeur la quête de deux enfants adoptés, confrontés à des réponses qu’ils n’ont pas la force de voir et finalement à une mort prophétisée. Un très bon film horrifique, dont la mise en scène est très réussie (les plans torrentueux dans la maison font monter la tension crescendo) et l’esthétisation poussée à son paroxysme.
Deux enfants adoptés, ignorant jusqu’alors leur lien de parenté, se retrouvent dans la ferme de leurs parents biologiques, là où ils ont été élevés. Dès leur arrivée ils sont confrontés à leurs doppelgangers, leurs doubles mortuaires si l’ont peut dire, qui arborent les stigmates de leur future mort (la femme noyée pour la sœur et l’homme dévoré pour le frère). Face aux yeux opaques de ces personnages fantomatiques, les héros et le spectateur s’interrogent : sont-ce des guides bienveillants qui cherchent à débrouiller un passé mystérieux et sanglant ? Sont-ce des suppôts de l’enfer venus les entrainer vers leur dernier royaume ? Nacho Cerdà réussit dès lors à semer la confusion et la boucle temporelle du dernier quart d’heure invite à une réflexion et à une relecture du film.
« La maison veut nous récupérer » dira un des protagonistes, preuve que la maison est vivante, s’anime lorsque la famille y est réunit en son sein et possède une sorte d’âme maléfique (il y a fort probablement une histoire de cimetière indien derrière cela). Loin de surfer sur le simple pitch de la maison hantée, Abandonnée met en valeur la quête de deux enfants adoptés, confrontés à des réponses qu’ils n’ont pas la force de voir et finalement à une mort prophétisée. Un très bon film horrifique, dont la mise en scène est très réussie (les plans torrentueux dans la maison font monter la tension crescendo) et l’esthétisation poussée à son paroxysme.


