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Critique
L'ANNEAU DE CERDA.
Après trois courts métrages remarqués pour leur brillante technicité, Cerda nous revient (enfin) avec son premier long. Et ce n'est pas peu dire que tout le monde l'attendait au tournant...
Aidé par deux scénaristes (dont le génial Richard "Hardware" Stanley), l'espagnol monte son film comme un Rubik's cube retors construit autour de la malédiction d'une famille russe décomposée et de sa maison perdue au fond des bois.
Abandonnée est une épreuve tant physique (la crise cardiaque n'est jamais loin) qu'émotionnelle pour le spectateur, pris dans un tourbillon horrifique sans fin, et son récit circulaire accentue inexorablement une impression terrible de malaise et d'enfermement.
La peur est viscérale et la barbarie de certaines images, insoutenable.
Ultra scénarisé comme l'exige un récit si complexe (mais jamais compliqué), ce tour de force visuel et technique (les ruptures du continuum espace / temps rendent certaines scènes proprement ébouriffantes) reste pourtant secret et éminemment sensitif et Cerda réussit ce qu'il avait si joliment raté dans ses 2 courts métrages précédents : faire oublier sa technique au profit d'un feu d'artifice d'émotions.
Abandonnée restera dans les annales du genre (celui de la maison hantée) comme une boucle spatio-temporelle de haute volée doublée d'un grand-huit étourdissant.
C'est sûr, Abandonnée ne vous abandonnera jamais.
Après trois courts métrages remarqués pour leur brillante technicité, Cerda nous revient (enfin) avec son premier long. Et ce n'est pas peu dire que tout le monde l'attendait au tournant...
Aidé par deux scénaristes (dont le génial Richard "Hardware" Stanley), l'espagnol monte son film comme un Rubik's cube retors construit autour de la malédiction d'une famille russe décomposée et de sa maison perdue au fond des bois.
Abandonnée est une épreuve tant physique (la crise cardiaque n'est jamais loin) qu'émotionnelle pour le spectateur, pris dans un tourbillon horrifique sans fin, et son récit circulaire accentue inexorablement une impression terrible de malaise et d'enfermement.
La peur est viscérale et la barbarie de certaines images, insoutenable.
Ultra scénarisé comme l'exige un récit si complexe (mais jamais compliqué), ce tour de force visuel et technique (les ruptures du continuum espace / temps rendent certaines scènes proprement ébouriffantes) reste pourtant secret et éminemment sensitif et Cerda réussit ce qu'il avait si joliment raté dans ses 2 courts métrages précédents : faire oublier sa technique au profit d'un feu d'artifice d'émotions.
Abandonnée restera dans les annales du genre (celui de la maison hantée) comme une boucle spatio-temporelle de haute volée doublée d'un grand-huit étourdissant.
C'est sûr, Abandonnée ne vous abandonnera jamais.


