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Critique
"The Hamiltons" porte la marque ET les stigmates de tous ces petits films d'horreur 'auteurisants' qui prolifèrent depuis la 'résurrection' du genre (en gros, depuis la sortie triomphale de "Scream" à la fin des années 90).
Même forme pseudo-documentariste que certains illustres ancêtres ("Henry", "Deranged"), même envie de renouveler la sempiternelle histoire de la famille de 'serial-killers' ("Devil's Rejects" et consorts) mais, gros problème, les deux réalisateurs n'ont ni le talent, ni les tripes nécessaires à une telle entreprise.
Refusant constamment de se 'salir les mains' en investissant le genre, à proprement parlé, et en voulant toujours contourner les passages obligés (attendus ?) d'un tel récit, les réalisateurs peu inspirés ne filment finalement rien, hormis les déambulations soporifiques et les atermoiements inintéressants d'un ado insupportable qui passe le métrage, une DV à la main, pour filmer sa famille façon 'années 90' (triste période durant laquelle les images de caméscopes parasitaient littéralement un film sur trois). Aucune émotion (à part l'ennui), aucun malaise (à part la pitié) et des acteurs à la dérive qu'on jurerait sortis du giron d'Aaron Spelling.
Constamment 'le cul entre deux chaises', entre "American Beauty" ou le pire de Gus Van Sant et le Martin de Romero filmé par un étudiant, "The Hamiltons" est bien plus proche de "7 à la maison" que ne le laissait présager sa superbe affiche américaine.
Une catastrophe de la pire espèce, donc, ni plus ni moins qu'une offense au genre, un truc informe, puant le mépris et l'usurpation.
Même forme pseudo-documentariste que certains illustres ancêtres ("Henry", "Deranged"), même envie de renouveler la sempiternelle histoire de la famille de 'serial-killers' ("Devil's Rejects" et consorts) mais, gros problème, les deux réalisateurs n'ont ni le talent, ni les tripes nécessaires à une telle entreprise.
Refusant constamment de se 'salir les mains' en investissant le genre, à proprement parlé, et en voulant toujours contourner les passages obligés (attendus ?) d'un tel récit, les réalisateurs peu inspirés ne filment finalement rien, hormis les déambulations soporifiques et les atermoiements inintéressants d'un ado insupportable qui passe le métrage, une DV à la main, pour filmer sa famille façon 'années 90' (triste période durant laquelle les images de caméscopes parasitaient littéralement un film sur trois). Aucune émotion (à part l'ennui), aucun malaise (à part la pitié) et des acteurs à la dérive qu'on jurerait sortis du giron d'Aaron Spelling.
Constamment 'le cul entre deux chaises', entre "American Beauty" ou le pire de Gus Van Sant et le Martin de Romero filmé par un étudiant, "The Hamiltons" est bien plus proche de "7 à la maison" que ne le laissait présager sa superbe affiche américaine.
Une catastrophe de la pire espèce, donc, ni plus ni moins qu'une offense au genre, un truc informe, puant le mépris et l'usurpation.

