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Critique
Dans le thriller le Fugitif d’Andrew Davis, le marshal Tommy Lee Jones coursait sans relâche le faux coupable Harrison Ford tandis que celui-ci cherchait à prouver son innocence. Dans cette suite à peine déguisée, il reprend du service en vieil ours qui a du flair. Toujours aussi têtu, il pourchasse cette fois-ci Wesley Snipes, agent du gouvernement piégé par sa direction. Dès le prologue, le ton est donné : ce sera de l’action, encore de l’action, toujours de l’action. A la mise en scène, le technicien Stuart Baird a soigné ses courses poursuites, ses cascades et ses pétarades mais n’innove pas. Sur un scénario mené tambour battant ordinairement dosé en fausses pistes et coups de théâtre, il s’est bêtement contenté d’un vague copié-collé du film d’origine, en tâchant de faire plus fort niveau spectacle. Chacun se souvient du déraillement de train sensationnel qui a longtemps fait la fierté d’Andrew Davis. Dans la même veine, Baird a reproduit la séquence bien plus impressionnante de l’atterrissage forcé d’un avion de ligne sur une petite route de montagne où l’appareil détruit tout sur son passage. Quasi identique sur le fond comme sur la forme au surestimé Fugitif, ce produit de consommation courante bourrin, bête et méchant atteint néanmoins son objectif : il divertit sans temps mort …


