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Critique
Si les garçons sont toujours prêts à partir au fin fond de l’Europe de l’Est a la recherche de filles faciles, les filles en feraient assurément de même pour un bon spa.
Cette judicieuse trouvaille scénaristique en poche, Eli Roth pouvait donc réaliser "Hostel II", remake plutôt que suite de son précèdent succès.
Rien de nouveau sous le (peu de) soleil de Slovaquie : on reste dans l’Europe fantasmée du premier volet (toutes les filles sont des mannequins, tous les garçons font peur a voir), l’exposition est excessivement longue puisque déjà vue (jusqu’aux gangs de gamins du premier opus refaisant leur apparition pour racketter nos héroïnes) et très superficielle (les filles prennent des cours de dessin, les filles prennent le train, le spectateur prend son mal en patience...).
Etonnement prude, le réalisateur a cette fois mis la pédale douce sur les plans émoustillants qui égaillaient la première heure de "Hostel" (tout en faisant patienter le spectateur avant le "vif" du sujet), optant ici pour la narration en parallèle du périple des bimbos (futures victimes) et celle des businessmen (futurs bourreaux). Les scènes de débauche passées a la trappe laissent donc place a un lot de clichés et de clins d’œil : ceux qui n’ont jamais vu "Les chasses du Comte Zaroff" apprendront donc que "tuer réveille l’instinct animal endormi en nous", les plus observateurs que "Pulp Fiction" existe doublé en Slovaque et les autres que Roth sait user du split-screen.
Au final, pour un (quasi) même film, un (quasi) même résultat : 3 plans insoutenables noyés dans 90 poussives minutes.
Cette judicieuse trouvaille scénaristique en poche, Eli Roth pouvait donc réaliser "Hostel II", remake plutôt que suite de son précèdent succès.
Rien de nouveau sous le (peu de) soleil de Slovaquie : on reste dans l’Europe fantasmée du premier volet (toutes les filles sont des mannequins, tous les garçons font peur a voir), l’exposition est excessivement longue puisque déjà vue (jusqu’aux gangs de gamins du premier opus refaisant leur apparition pour racketter nos héroïnes) et très superficielle (les filles prennent des cours de dessin, les filles prennent le train, le spectateur prend son mal en patience...).
Etonnement prude, le réalisateur a cette fois mis la pédale douce sur les plans émoustillants qui égaillaient la première heure de "Hostel" (tout en faisant patienter le spectateur avant le "vif" du sujet), optant ici pour la narration en parallèle du périple des bimbos (futures victimes) et celle des businessmen (futurs bourreaux). Les scènes de débauche passées a la trappe laissent donc place a un lot de clichés et de clins d’œil : ceux qui n’ont jamais vu "Les chasses du Comte Zaroff" apprendront donc que "tuer réveille l’instinct animal endormi en nous", les plus observateurs que "Pulp Fiction" existe doublé en Slovaque et les autres que Roth sait user du split-screen.
Au final, pour un (quasi) même film, un (quasi) même résultat : 3 plans insoutenables noyés dans 90 poussives minutes.


