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Critique
Si "Hostel 2" est un chouia plus réussi que son prédécesseur, c'est principalement grâce à un casting un peu plus étoffé et crédible (l'excellent Roger Bart et Richard Burgi, tous les deux transfuges de la série "Desperate Housewives" sont parfaits; Lauren German offre une solide prestation) et par le fait que le réalisateur Eli Roth prend un peu moins son concept au sérieux pour nous proposer quelques séquences d'humour potache réussies (le coup de la scie sauteuse, la partie de football finale), qui rappellent la bonne humeur gore d'un Herschell Gordon Lewis ou encore sa propre fausse bande-annonce tournée pour le projet Grindhouse du tandem Rodriguez-Tarantino, intitulée "Thanksgiving" (et qui reste d'ailleurs à ce jour l'oeuvre la plus réussie du jeune cinéaste).
Parallèlement, la mise en scène se fait plus élégante et le réalisateur met en valeur une atmosphère volontiers baroque grâce à des séquences très réussies, notament un "blood bath" très graphique et extrêmement marquant, à mille lieux de l'esthétique à peine digne d'un porno slovaque du premier épisode.
En revanche, côté scénario, Eli Roth sombre à nouveau dans les travers qui nous ont fait detester ses précédents films. Il cumule en effet l'extrême fainéantise de proposer un second opus prenant la forme d'un remake à peine voilé du premier (on remplace juste les jeunes hommes en quête de filles faciles par des jeunes femmes en quête... d'une station thermale!), tout en continuant son oeuvre de compiler les clichés les plus débiles sur l'Europe (un coin où règne l'insécurité et la barbarie), ses habitants (en gros, ce sont toutes des putes ou des gangsters sans foi ni loi) et sur les femmes en général (la blonde veut forcément coucher avec le premier type venu).
Il persiste et signe également dans sa volonté débile de choquer coûte que coûte, y compris si les séquences "chocs" n'ont rien à voir avec l'intrigue et n'aboutissent à rien (l'execution à bout portant d'un enfant).
Au final, même si il est plus joli et plus drôle, "Hostel 2" demeure, hélas, un film d'Eli Roth... Un film très con, donc...
Parallèlement, la mise en scène se fait plus élégante et le réalisateur met en valeur une atmosphère volontiers baroque grâce à des séquences très réussies, notament un "blood bath" très graphique et extrêmement marquant, à mille lieux de l'esthétique à peine digne d'un porno slovaque du premier épisode.
En revanche, côté scénario, Eli Roth sombre à nouveau dans les travers qui nous ont fait detester ses précédents films. Il cumule en effet l'extrême fainéantise de proposer un second opus prenant la forme d'un remake à peine voilé du premier (on remplace juste les jeunes hommes en quête de filles faciles par des jeunes femmes en quête... d'une station thermale!), tout en continuant son oeuvre de compiler les clichés les plus débiles sur l'Europe (un coin où règne l'insécurité et la barbarie), ses habitants (en gros, ce sont toutes des putes ou des gangsters sans foi ni loi) et sur les femmes en général (la blonde veut forcément coucher avec le premier type venu).
Il persiste et signe également dans sa volonté débile de choquer coûte que coûte, y compris si les séquences "chocs" n'ont rien à voir avec l'intrigue et n'aboutissent à rien (l'execution à bout portant d'un enfant).
Au final, même si il est plus joli et plus drôle, "Hostel 2" demeure, hélas, un film d'Eli Roth... Un film très con, donc...


