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Critique
Le premier Hostel était une énorme déception : creux, pas gore pour un sou, ultra-classique et d’une bêtise hallucinante. En effet, les scènes inutiles et beaufs ne manquaient pas (le SPA…) et l’ambiance malsaine inédite annoncée par Roth était totalement absente.
Cet Hostel II est malheureusement dans la lignée du premier.
Première grosse erreur de Roth, l’humanisation des bourreaux qui perdent leur froideur et leur distance au profit d’une caractérisation on ne peut plus caricaturale (Je-suis-pas-méchant-en-fait-si). Cette humanisation n’est évidemment pas inutile en soit, mais elle aurait méritée plus de développement.
De plus, si le film est certes un peu plus malsain et graphique dans ses meurtres, il reste souvent parfaitement inoffensif : un sbire qui se met devant l’écran et cache une scène de torture, des portes qui se ferment à temps… Et puis les scènes démonstratives sont plus rigolotes qu’autre chose (au même titre que l’arrachage de l’œil dans le premier).
Enfin, Roth manque d’originalité dans ses histoires. Non content de ne fournir aucun fond (ou alors une symbolique qui sent l’esbroufe, genre le capitalisme oppressant), il se permet également de reprendre, quasiment à l’identique parfois, les éléments d’Hostel premier du nom : Pulp Fiction à l’auberge (c’est bon, on a compris que Tarantino produisait la chose), la fête avant le massacre….
Au final, Hostel II est certes plus réussi que le premier dans son ambiance. Mais tant qu’Eli Roth n’aura pas compris que donner du gore pour du gore et se foutre un peu des spectateurs, ce n’est pas du cinéma, il ne rejoindra jamais le panthéon et restera au côté des Rodriguez et Cie.
Cet Hostel II est malheureusement dans la lignée du premier.
Première grosse erreur de Roth, l’humanisation des bourreaux qui perdent leur froideur et leur distance au profit d’une caractérisation on ne peut plus caricaturale (Je-suis-pas-méchant-en-fait-si). Cette humanisation n’est évidemment pas inutile en soit, mais elle aurait méritée plus de développement.
De plus, si le film est certes un peu plus malsain et graphique dans ses meurtres, il reste souvent parfaitement inoffensif : un sbire qui se met devant l’écran et cache une scène de torture, des portes qui se ferment à temps… Et puis les scènes démonstratives sont plus rigolotes qu’autre chose (au même titre que l’arrachage de l’œil dans le premier).
Enfin, Roth manque d’originalité dans ses histoires. Non content de ne fournir aucun fond (ou alors une symbolique qui sent l’esbroufe, genre le capitalisme oppressant), il se permet également de reprendre, quasiment à l’identique parfois, les éléments d’Hostel premier du nom : Pulp Fiction à l’auberge (c’est bon, on a compris que Tarantino produisait la chose), la fête avant le massacre….
Au final, Hostel II est certes plus réussi que le premier dans son ambiance. Mais tant qu’Eli Roth n’aura pas compris que donner du gore pour du gore et se foutre un peu des spectateurs, ce n’est pas du cinéma, il ne rejoindra jamais le panthéon et restera au côté des Rodriguez et Cie.


