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Critique
Un an après le premier volet revoilà Eli Roth avec cette suite encore une fois entourée d'effets d'annonce pourtant à l'origine de la relative déception d'Hostel porté par un buzz aussi énorme qu'incompréhensible au vu du résultat loin d'être outrageant.
Et si Roth semble avoir tenu compte de certaines critiques, Hostel reste dans la même veine que son prédécesseur en légèrement mieux. Le gros point positif concerne l'humour potache qui a été abandonné pour faire place à un beaucoup plus noir et à un second degré des plus appréciables. L'ambiguité morale est toujours présente, dans le final bien sûr mais surtout dans sa présentation de la fameuse organisation offrant ces services et celle de deux bourreaux où Roth a le mérite d'éviter le manichéisme les concernant même si les surprises dans leur comportement restent prévisibles. Enfin, la mise en scène est ici plus élaborée, la sobriété est tojours de mise sans jamais recourrir au montage cut, et elle s'accompagne d'une élégance inattendue:la barque s'enfonçant dans la forêt ténébreuse, le premier meurtre graphique et sadique, ou l'arrivée des bourreaux à l'usine sont la preuve d'un sens visuel certain.
Néanmoins, malgré ces améliorations non négligeables, ce second chapitre n'a pas l'envergure d'un grand film d'horreur et l'impression qu'un sujet aussi polémique et viscéral n'a pas été totalement exploité reste de mise. Là encore la tension n'est pas constamment présente et il faut attendre le dernier acte pour être plongé dans l'enfer de l'usine, acte qui se termine trop abruptement et rapidement alors que le film commence justement à être intéressant et prenant. D'autre part la vision de l'Europe de l'est de Roth est toujours aussi caricaturale et celle de la femme n'est plus flatteuse. Certes, ce n'est pas le centre du métrage mais un peu plus de finesse n'aurait pas été un mal.
Tout en signant un film plus riche que l'original Roth démontre encore de séreuses limites notamment celle de ne pas prendre un sujet fort à bras le corps. Même s'il reste prometteur, il est toujours en deça des vrais leaders de la nouvelle vague américaine menée par Zombie et Snyder notamment.
Et si Roth semble avoir tenu compte de certaines critiques, Hostel reste dans la même veine que son prédécesseur en légèrement mieux. Le gros point positif concerne l'humour potache qui a été abandonné pour faire place à un beaucoup plus noir et à un second degré des plus appréciables. L'ambiguité morale est toujours présente, dans le final bien sûr mais surtout dans sa présentation de la fameuse organisation offrant ces services et celle de deux bourreaux où Roth a le mérite d'éviter le manichéisme les concernant même si les surprises dans leur comportement restent prévisibles. Enfin, la mise en scène est ici plus élaborée, la sobriété est tojours de mise sans jamais recourrir au montage cut, et elle s'accompagne d'une élégance inattendue:la barque s'enfonçant dans la forêt ténébreuse, le premier meurtre graphique et sadique, ou l'arrivée des bourreaux à l'usine sont la preuve d'un sens visuel certain.
Néanmoins, malgré ces améliorations non négligeables, ce second chapitre n'a pas l'envergure d'un grand film d'horreur et l'impression qu'un sujet aussi polémique et viscéral n'a pas été totalement exploité reste de mise. Là encore la tension n'est pas constamment présente et il faut attendre le dernier acte pour être plongé dans l'enfer de l'usine, acte qui se termine trop abruptement et rapidement alors que le film commence justement à être intéressant et prenant. D'autre part la vision de l'Europe de l'est de Roth est toujours aussi caricaturale et celle de la femme n'est plus flatteuse. Certes, ce n'est pas le centre du métrage mais un peu plus de finesse n'aurait pas été un mal.
Tout en signant un film plus riche que l'original Roth démontre encore de séreuses limites notamment celle de ne pas prendre un sujet fort à bras le corps. Même s'il reste prometteur, il est toujours en deça des vrais leaders de la nouvelle vague américaine menée par Zombie et Snyder notamment.


