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Critique
Après être ressorti particulièrement frustré du chapitre un, c’est plutôt à reculons que l’on se rend à la projection du chapitre deux du Hostel d’Eli Roth. Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant d’avoir tué les bœufs de la charrette, le réalisateur du funny Cabin Fever a encore quelque chose à dire.
Hostel 2 commence faussement là où le premier chapitre s’était arrêté. On suit donc le dernier survivant du premier film pour le peu de temps qu’il lui reste à vivre avant d’embrayer sur la vraie histoire, celle d’un groupe de filles tout aussi cliché que la bande de potes du chapitre un. Si Hostel était un film ultra bancal, mélange d’American Pie (on pouvait y voir une critique de la jeunesse dorée américaine mais il fallait vraiment le vouloir) et de fausse ambiance crapoteuse manquant sérieusement de corones, Eli Roth révise sa copie pour ce chapitre deux.
Le parti pris qui change tout est d’offrir un film à double entrée. En effet, l’intérêt porté aux tortionnaires permet d’apporter un nouveau point de vue particulièrement intéressant. En adoptant un casting vraiment judicieux (surtout si vous regardez Desperate Housewives, pré requis peut-être un peu gênant), ce point de vue devient jouissif. L’ennui des riches fait le malheur des autres…Telle pourrait être la maxime de ce chapitre deux. En ouvrant son film à ces prestataires de services un peu spéciaux, Eli Roth peut en outre aborder des thèmes aussi intéressants que la surconsommation (la séquence E-Bay !) ou l’American Way Of Life avec tout le cynisme qui le caractérise sans que celui-ci ne tombe comme un cheveu sur la soupe, comme c’était le cas avec le premier film. On sait maintenant que l’on ne sera pas forcément choqué et que le cynisme ambiant, même s’il donne à réfléchir, dédramatisera forcément les séquences les plus hard.
Hostel 2 n’évite néanmoins pas quelques maladresses, des détails imposés au spectateur sans aucun recul dont on ne sait s’ils sont là dans un esprit de subversion gratuite où s’ils cachent un véritable propos sur l’Humain. Pour en dire un peu plus mais toujours sans en dire trop ( !), tout dépendra de votre rapport à l’infanticide !
Au final, la seule chose qu’on attendait de la part d’Eli Roth était de marier son cynisme et son ironie avec un propos digne de ce nom afin d’éviter le vide intersidéral intrinsèque au premier film : objectif atteint !
Hostel 2 commence faussement là où le premier chapitre s’était arrêté. On suit donc le dernier survivant du premier film pour le peu de temps qu’il lui reste à vivre avant d’embrayer sur la vraie histoire, celle d’un groupe de filles tout aussi cliché que la bande de potes du chapitre un. Si Hostel était un film ultra bancal, mélange d’American Pie (on pouvait y voir une critique de la jeunesse dorée américaine mais il fallait vraiment le vouloir) et de fausse ambiance crapoteuse manquant sérieusement de corones, Eli Roth révise sa copie pour ce chapitre deux.
Le parti pris qui change tout est d’offrir un film à double entrée. En effet, l’intérêt porté aux tortionnaires permet d’apporter un nouveau point de vue particulièrement intéressant. En adoptant un casting vraiment judicieux (surtout si vous regardez Desperate Housewives, pré requis peut-être un peu gênant), ce point de vue devient jouissif. L’ennui des riches fait le malheur des autres…Telle pourrait être la maxime de ce chapitre deux. En ouvrant son film à ces prestataires de services un peu spéciaux, Eli Roth peut en outre aborder des thèmes aussi intéressants que la surconsommation (la séquence E-Bay !) ou l’American Way Of Life avec tout le cynisme qui le caractérise sans que celui-ci ne tombe comme un cheveu sur la soupe, comme c’était le cas avec le premier film. On sait maintenant que l’on ne sera pas forcément choqué et que le cynisme ambiant, même s’il donne à réfléchir, dédramatisera forcément les séquences les plus hard.
Hostel 2 n’évite néanmoins pas quelques maladresses, des détails imposés au spectateur sans aucun recul dont on ne sait s’ils sont là dans un esprit de subversion gratuite où s’ils cachent un véritable propos sur l’Humain. Pour en dire un peu plus mais toujours sans en dire trop ( !), tout dépendra de votre rapport à l’infanticide !
Au final, la seule chose qu’on attendait de la part d’Eli Roth était de marier son cynisme et son ironie avec un propos digne de ce nom afin d’éviter le vide intersidéral intrinsèque au premier film : objectif atteint !


