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Critique
Bien malin qui pourra être persuadé, après avoir vu ce chapitre II, qu'il n'y aura pas de "Hostel III" !
Car malgré les affirmations d'Eli Roth qui jure ne pas vouloir presser l'orange sanguine jusqu'à la pulpe, on peut parier sans risque que la tentation sera grande d'explorer une nouvelle fois ce train de l'épouvante...
En tout état de cause, il faut bien avouer que (contrairement à la franchise "Saw" qui, après un premier opus surprenant et réussi, se vautre dans la médiocrité par excès de monstruosité exhibitionniste) le deuxième épisode de la Saga des "Vacances éternelles dans l'Est européen accueillant" tient non seulement ses promesses mais dépasse même toutes les espérances du spectateur qui avait su apprécier le précédent.
Après un générique étonnamment sage (mais malin comme un diable), puisqu'il provoque le malaise sans recours à aucune image violente ou sanguinolente, le ton est donné : le film ne va pas montrer ce à quoi on s'attend ! En tout cas, pas dès l'entrée puisqu'un menu de premier choix sait doser son contenu pour amener l'apothéose gustative en douceur.
Ainsi la gradation dans la suggestion (le meilleur chemin pour effrayer), habitude malheureusement peu répandue dans le cinéma d'épouvante moderne, se révèle ici parfaite maîtresse de table et donne une saveur puissante au plat de résistance. Lorsque l'horreur parcimonieusement saupoudrée se montrera enfin, elle le fera sans détour en se parant d'arômes tour à tour exotiques (La Comtesse Bathory s'en donne à coeur joie) et grand-guignolesques (le cousin d'Hannibal Lecter vient se restaurer).
Décidé à insuffler un second degré salutaire à son scénario, tout en soignant suffisamment sa mise en scène pour ne pas tomber dans le gore ouvertement rigolard, Eli Roth confirme qu'il refuse d'être le cinéaste primaire et sans avenir que certains grincheux annoncent trop rapidement.
Son talent d'illusionniste manifeste laisse toute la marge à l'imagination et l'intelligence du spectateur.
Car malgré les affirmations d'Eli Roth qui jure ne pas vouloir presser l'orange sanguine jusqu'à la pulpe, on peut parier sans risque que la tentation sera grande d'explorer une nouvelle fois ce train de l'épouvante...
En tout état de cause, il faut bien avouer que (contrairement à la franchise "Saw" qui, après un premier opus surprenant et réussi, se vautre dans la médiocrité par excès de monstruosité exhibitionniste) le deuxième épisode de la Saga des "Vacances éternelles dans l'Est européen accueillant" tient non seulement ses promesses mais dépasse même toutes les espérances du spectateur qui avait su apprécier le précédent.
Après un générique étonnamment sage (mais malin comme un diable), puisqu'il provoque le malaise sans recours à aucune image violente ou sanguinolente, le ton est donné : le film ne va pas montrer ce à quoi on s'attend ! En tout cas, pas dès l'entrée puisqu'un menu de premier choix sait doser son contenu pour amener l'apothéose gustative en douceur.
Ainsi la gradation dans la suggestion (le meilleur chemin pour effrayer), habitude malheureusement peu répandue dans le cinéma d'épouvante moderne, se révèle ici parfaite maîtresse de table et donne une saveur puissante au plat de résistance. Lorsque l'horreur parcimonieusement saupoudrée se montrera enfin, elle le fera sans détour en se parant d'arômes tour à tour exotiques (La Comtesse Bathory s'en donne à coeur joie) et grand-guignolesques (le cousin d'Hannibal Lecter vient se restaurer).
Décidé à insuffler un second degré salutaire à son scénario, tout en soignant suffisamment sa mise en scène pour ne pas tomber dans le gore ouvertement rigolard, Eli Roth confirme qu'il refuse d'être le cinéaste primaire et sans avenir que certains grincheux annoncent trop rapidement.
Son talent d'illusionniste manifeste laisse toute la marge à l'imagination et l'intelligence du spectateur.


