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Critique
On connaissait jusqu' alors surtout Stuart Gordon pour ses adaptations plus ou moins réussies des oeuvres littéraires de Howard P. Lovecraft.
Plus ou moins réussies car pour un "Reanimator" franchement culte mais pas tout récent, le monsieur nous a derniérement livré des oeuvres nettement moins intéréssantes tel que le long-métrage raté "Dagon" et l'affreux épisode "Dreams in the Witch house" pour la série "Masters of horror".
Avec "King of the ants", Gordon semble s'attacher cette fois-ci à une autre forme d'horreur, celle du quotidien. Terminé donc le fantastique et horrible bestiaire lovecraftien, place à la folie ordinaire d'hommes en quête de pouvoir quelqu'en soit le prix..
Sur ce point, le film est saisissant. Narrant l'histoire d'un brave type un peu naïf qui va tremper dans le meurtre, Gordon livre une terrifiante chronique, une descente aux enfers où personne n'est vraiment fréquentable ni mué par de saines intentions.
Le réalisateur ne cache rien des souffrances et des atrocités commises, montrant de façon très cru la torture, la déchéance, la vengance froide d'un homme traumatisé. Très à l'aise avec le sujet, sans tabous, Gordon ne peut s'empêcher quelques incursions dans le gore (les effets spéciaux sont d'ailleurs réussis), voire même de s'auto-référencer dans quelques séquences mémorables.
Du coup, à la vision de "King of the ants", film dur, certes non dénué de maladresses mais sans concessions, on ne peut s'empêcher de penser que le changement d'orientation dans la carrière de Gordon ressemble fortement à une rédemption...
Si Stuart Gordon continue à s'intérésser d'une façon aussi passionnante, juste et cru au désenchantement de notre époque, tout cinéphile qui se respecte se doit de surveiller de très près ses prochains films...
Plus ou moins réussies car pour un "Reanimator" franchement culte mais pas tout récent, le monsieur nous a derniérement livré des oeuvres nettement moins intéréssantes tel que le long-métrage raté "Dagon" et l'affreux épisode "Dreams in the Witch house" pour la série "Masters of horror".
Avec "King of the ants", Gordon semble s'attacher cette fois-ci à une autre forme d'horreur, celle du quotidien. Terminé donc le fantastique et horrible bestiaire lovecraftien, place à la folie ordinaire d'hommes en quête de pouvoir quelqu'en soit le prix..
Sur ce point, le film est saisissant. Narrant l'histoire d'un brave type un peu naïf qui va tremper dans le meurtre, Gordon livre une terrifiante chronique, une descente aux enfers où personne n'est vraiment fréquentable ni mué par de saines intentions.
Le réalisateur ne cache rien des souffrances et des atrocités commises, montrant de façon très cru la torture, la déchéance, la vengance froide d'un homme traumatisé. Très à l'aise avec le sujet, sans tabous, Gordon ne peut s'empêcher quelques incursions dans le gore (les effets spéciaux sont d'ailleurs réussis), voire même de s'auto-référencer dans quelques séquences mémorables.
Du coup, à la vision de "King of the ants", film dur, certes non dénué de maladresses mais sans concessions, on ne peut s'empêcher de penser que le changement d'orientation dans la carrière de Gordon ressemble fortement à une rédemption...
Si Stuart Gordon continue à s'intérésser d'une façon aussi passionnante, juste et cru au désenchantement de notre époque, tout cinéphile qui se respecte se doit de surveiller de très près ses prochains films...


