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Critique
Herbert West, un brillant étudiant, débarque à l'université de Miskatonic dans le but d'y terminer un cursus achevé dans des circonstances troublantes en Europe. Il emménage chez un camarade d'étude fort apprécié, qui sort avec la fille du doyen. West poursuit d'étranges expériences nocturnes, dans la cave. son but est de redonner vie aux morts.
Dans l'esprit du Frankenstein de Shelley, la nouvelle de Lovecraft (Herbert West : Réanimateur) faisait froid dans le dos en pointant du doigt les limites déontologiques à respecter pour la médecine moderne.
Reprenant à sa sauce le mythe du savant fou, le jeune Stuart Gordon (Les Poupées, Edmond) signait ici sa première adaptation d'une oeuvre de Lovecraft, écrivain fétiche du cinéaste et de son compère Brian Yuzna, ici producteur. Il modernise la nouvelle, la situant de nos jours, y incluant aussi beaucoup d'humour noir (le personnage joué par David Gale) et d'érotisme morbide (cf les scènes à la morgue), le tout baignant dans un gore joyeux et généreux.
Cette comédie horrifique aussi loufoque que terrifiante fait incontestablement partie des grands classiques du genre. Il est vrai que le méconnu Jeffrey Combs fait des merveilles dans le rôle de West, praticien fou n'ayant rien à envier à ses collègues (Dr Rictus, Le Dentiste).
Suite au succès de ce film, Yuzna réalisa deux suites (moins édifiantes) et Gordon reprendra les commandes du quatrième volet (House Of Reanimator) qu'on espère aussi jubilatoire que ce premier épisode.


