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Paris
Critique
Film choral très attendu, Paris atteint très vite des limites qui sont aussi des parti-pris de réalisateur: l'absence de ligne narrative dominante, le message doux et universel et la légèreté de l'ensemble.
Car Klapisch est un gentil. Même son chef-d'œuvre corrosif, Un Air de famille, se termine sur une note sucrée. Alors il fait de gentils films sur de gentilles personnes.
C'est le paradoxe. Aujourd'hui Paris n'apparaît universel que dans les idées et non dans les faits, ou la cruauté et l'enfermement l'emportent le plus souvent sur les bons sentiments et l'écoute de l'autre.
Malgré cette superficialité et d'importantes longueurs, le film n'a pas de mal à nous embarquer dans ces historiettes eparses. Il se suit aisemment malgré le nombre d'intrigues et de protagonistes enchevêtrées , du fait d'un montage très prévisible. Un bien pour un mal car un peu de suspens n'aurait pas été de trop, histoire d'impliquer davantage le spectateur.
Mais le mérite principal revient aux acteurs, fabuleux. En particulier Karin Viard, à la fois drôle et infect, de loin le personnage le plus détestable du film, Fabrice Luchini, en léger décalage par rapport à son image traditionnelle et Juliette Binoche, toujours aussi sobrement attirante.
Paris est un film tiède qui coule tranquillement tandis qu'on y trempe le bout des pieds, mais jamais plus.
Car Klapisch est un gentil. Même son chef-d'œuvre corrosif, Un Air de famille, se termine sur une note sucrée. Alors il fait de gentils films sur de gentilles personnes.
C'est le paradoxe. Aujourd'hui Paris n'apparaît universel que dans les idées et non dans les faits, ou la cruauté et l'enfermement l'emportent le plus souvent sur les bons sentiments et l'écoute de l'autre.
Malgré cette superficialité et d'importantes longueurs, le film n'a pas de mal à nous embarquer dans ces historiettes eparses. Il se suit aisemment malgré le nombre d'intrigues et de protagonistes enchevêtrées , du fait d'un montage très prévisible. Un bien pour un mal car un peu de suspens n'aurait pas été de trop, histoire d'impliquer davantage le spectateur.
Mais le mérite principal revient aux acteurs, fabuleux. En particulier Karin Viard, à la fois drôle et infect, de loin le personnage le plus détestable du film, Fabrice Luchini, en léger décalage par rapport à son image traditionnelle et Juliette Binoche, toujours aussi sobrement attirante.
Paris est un film tiède qui coule tranquillement tandis qu'on y trempe le bout des pieds, mais jamais plus.


