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Critique
Oeuvre phare du réalisateur Guillermo Del Toro, qui est aujourd'hui passé dans l'ombre du Labyrinthe de Pan, oeuvre ô combien supérieur à L'Echine du Diable.
Tout comme la dernière oeuvre de Del Toro, l'Echine du Diable est un film fantastique intimiste, où le réalisateur a le temps d'y mettre tous ses sentiments et d'y véhiculer sa mélancolique poésie. Faisant dérouler son histoire pendant la guerre civil, qui semble l'avoir beaucoup marqué, on y retrouve le parcours atypique d'enfants orphelins, fils de résistants espagnols. Del Toro met donc un point d'honneur à décrire cet enfance gâché, teinté de misère et de désespoir.
Mais ce qui aurait pu être une chronique social/historique touchante et fondatrice, devient une oeuvre fantastique. Car Del Toro y insère des histoires de fantômes, qui à la base est présenté comme l'ossature narrative du récit, mais qui devient rapidement un prétexte, qui est carrement oublié pendant un bon quart d'heure du film. Jusqu'à une fin qui aurait gagné à être réaliste et poignante, plutôt que de glisser une touche de fantastique poétique qui sombre quelque peu dans la miévrerie.
Hormis cet erreur d'orientation, on retrouve toujours avec le même plaisir la sensibilité inhérente à la mise en scène de Del Toro, qui sait retranscrire tout la force de l'enfance, ainsi que ses peurs et ses faiblesses.
Tout comme la dernière oeuvre de Del Toro, l'Echine du Diable est un film fantastique intimiste, où le réalisateur a le temps d'y mettre tous ses sentiments et d'y véhiculer sa mélancolique poésie. Faisant dérouler son histoire pendant la guerre civil, qui semble l'avoir beaucoup marqué, on y retrouve le parcours atypique d'enfants orphelins, fils de résistants espagnols. Del Toro met donc un point d'honneur à décrire cet enfance gâché, teinté de misère et de désespoir.
Mais ce qui aurait pu être une chronique social/historique touchante et fondatrice, devient une oeuvre fantastique. Car Del Toro y insère des histoires de fantômes, qui à la base est présenté comme l'ossature narrative du récit, mais qui devient rapidement un prétexte, qui est carrement oublié pendant un bon quart d'heure du film. Jusqu'à une fin qui aurait gagné à être réaliste et poignante, plutôt que de glisser une touche de fantastique poétique qui sombre quelque peu dans la miévrerie.
Hormis cet erreur d'orientation, on retrouve toujours avec le même plaisir la sensibilité inhérente à la mise en scène de Del Toro, qui sait retranscrire tout la force de l'enfance, ainsi que ses peurs et ses faiblesses.


