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Critique
Depuis un petit moment déjà, Kevin Costner est un has-been. Incarner une sorte Docteur Jekyll et mister Hyde aurait dû lui permettre de relancer une carrière en pointillés. Malheureusement pour lui, il semble qu’il ait effectué un mauvais choix en répondant par l’affirmative pour tourner dans Mr Brooks. Ce film est pourtant doté d’une bonne idée de départ mais le réalisateur inconnu Bruce A. Evans l’a transformée en un navet difficile à absorber.
La journée, Mr Brooks est la perfection incarnée. Ce citoyen modèle, employé idéal, mari exemplaire et papa fantastique suit le schéma tracé par Robert Louis Stevenson dans son célèbre roman : la nuit, il se transforme en tueur pour satisfaire des pulsions meurtrières qu’il ne contrôle pas. Un homme matérialise la face sombre de sa double personnalité. La méthode est intéressante mais le jeu des comédiens la rend particulièrement grotesque voire ridicule. A contre-emploi dans un rôle d’un meurtrier torturé, Kevin Costner ne convainc guère. Il s’abaisse même quand il exprime des remords. William Hurt, qu’on a connu plus inspiré, fait son cirque dans ses apparitions en mauvaise conscience. Demi Moore complète ce casting qu’on aurait salué il y a une dizaine d’années. Elle essaie sans conviction de jouer une enquêtrice comme on en voit heureusement rarement au cinéma.
Mr Brooks touille un petit peu tout et n’importe quoi. Le film est laid, long et ennuyeux, il n’en ressort rien de bon. La réalisation brouillonne n’est pas à la hauteur d’une œuvre de cinéma. Même si la conclusion présente quelques surprises qui font qu’on reste sur une impression mitigée, on ne peut s’empêcher d’avoir une petite pensée pour Stevenson : Hollywood a bassement modernisé son concept et le résultat visionné en est affligeant.
La journée, Mr Brooks est la perfection incarnée. Ce citoyen modèle, employé idéal, mari exemplaire et papa fantastique suit le schéma tracé par Robert Louis Stevenson dans son célèbre roman : la nuit, il se transforme en tueur pour satisfaire des pulsions meurtrières qu’il ne contrôle pas. Un homme matérialise la face sombre de sa double personnalité. La méthode est intéressante mais le jeu des comédiens la rend particulièrement grotesque voire ridicule. A contre-emploi dans un rôle d’un meurtrier torturé, Kevin Costner ne convainc guère. Il s’abaisse même quand il exprime des remords. William Hurt, qu’on a connu plus inspiré, fait son cirque dans ses apparitions en mauvaise conscience. Demi Moore complète ce casting qu’on aurait salué il y a une dizaine d’années. Elle essaie sans conviction de jouer une enquêtrice comme on en voit heureusement rarement au cinéma.
Mr Brooks touille un petit peu tout et n’importe quoi. Le film est laid, long et ennuyeux, il n’en ressort rien de bon. La réalisation brouillonne n’est pas à la hauteur d’une œuvre de cinéma. Même si la conclusion présente quelques surprises qui font qu’on reste sur une impression mitigée, on ne peut s’empêcher d’avoir une petite pensée pour Stevenson : Hollywood a bassement modernisé son concept et le résultat visionné en est affligeant.


