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Critique
Actuellement, quand le cinéma américain s'aventure sur le terrain glissant du cinéma de genre, on a le choix entre du suspens de bisounours à base de couloirs vides et de portes sans personnes derrière (Terreur sur la Ligne) ou du gore putassier et racoleur (Saw et compagnie). Mais personne ne s'évertue à créer de véritables personnages, avec des motivations bien définies, auquel le spectateur puisse s'accrocher. La noirceur est maintenant fabriquée par une poignée de costards cravate qui vont redéfinir les lignes d'un personnage le nez vissé sur le box office. Alors quand un film comme Mr Brooks pointe le bout de son nez, on ne peut que s'incliner avec admiration.
Même s'il n'y a rien de fondamentalement extraordinaire dans cette histoire correctement amenée et réalisée de serial killer à la double personnalité, le tout est traité avec tellement de respect des personnages et du spectateur qu'on est facilement captivé et avide de connaître le dénouement, loin de l'attitude blasée du spectateur moderne. A partir de là, même si les défauts du film sautent à la gorge (le personnage de Demi Moore complètement inutile, la fin à la limite du grotesque), on sortira de la salle heureux, car ayant vécu un vrai moment de cinéma.
Luxe de plus en plus rare aujourd'hui.
Même s'il n'y a rien de fondamentalement extraordinaire dans cette histoire correctement amenée et réalisée de serial killer à la double personnalité, le tout est traité avec tellement de respect des personnages et du spectateur qu'on est facilement captivé et avide de connaître le dénouement, loin de l'attitude blasée du spectateur moderne. A partir de là, même si les défauts du film sautent à la gorge (le personnage de Demi Moore complètement inutile, la fin à la limite du grotesque), on sortira de la salle heureux, car ayant vécu un vrai moment de cinéma.
Luxe de plus en plus rare aujourd'hui.


