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Critique
Mr. Brooks est un film fourre-tout, oscillant en l’hommage (Jeckyll & Hyde) ou le plagiat (Manhunter). La volonté de réalisateur d’éviter les temps morts l’amène à inclure dans son scénario des rebondissements constants et des digressions sans fin, qui au lieu de soutenir le film le rendent en fait rapidement assez pénible à suivre.
Mr. Brooks est construit essentiellement autour du personnage de Kevin Costner, employé du moi affublé d’un double démoniaque qui lui souffle de vilaines choses. Un personnage bâtit en vu du contre-emploi avec l’image d’acteur de Costner, le bon américain devient tueur en série, et Costner s’acquitte de sa tâche avec un certain talent. Le Gemini Cricket diabolique interprété par William Hurt est par contre plus contestable, hésitant entre l’humour noir et le premier degré de Hyde. Cantonné au minimum syndicale, Hurt se contente de rire méchamment ou de froncer les sourcils dans le rétroviseur, il peine à avoir une vraie présence et reste un personnage tertiaire du début à la fin, dommage car l’idée était bonne.
Quant à la partie du scénario avec Demi Moore, elle n’est qu’une seconde histoire, incapable de rentrer dans la première, celle de Costner. Le spectateur à l’impression d’assister à plusieurs films en parallèle, sans lien entre eux. Et si la partie de Costner, malgré ses défauts, peut prétendre tenir la route, celle de Demi Moore est catastrophique, avec un début qui plagie honteusement Manhunter sans jamais lui arriver à la cheville. La séquence d’identification avec le tueur sur la scène de crime et la scène où elle se fait suivre par un jogger masqué sont du niveau d’Hollywood Night. La suite relève de la série télé, une histoire de divorce sans intérêt avec des acteurs qui cachetonnent, soporifique.
Le spectateur se retrouve face à Costner, le seul à tenir la route, et à un metteur en scène qui multiplie les effets de manche roboratifs, scénariste inspiré de Stand By Me mais également réalisateur du mémorable Kuffs, il fallait donc se méfier.
Mr. Brooks est construit essentiellement autour du personnage de Kevin Costner, employé du moi affublé d’un double démoniaque qui lui souffle de vilaines choses. Un personnage bâtit en vu du contre-emploi avec l’image d’acteur de Costner, le bon américain devient tueur en série, et Costner s’acquitte de sa tâche avec un certain talent. Le Gemini Cricket diabolique interprété par William Hurt est par contre plus contestable, hésitant entre l’humour noir et le premier degré de Hyde. Cantonné au minimum syndicale, Hurt se contente de rire méchamment ou de froncer les sourcils dans le rétroviseur, il peine à avoir une vraie présence et reste un personnage tertiaire du début à la fin, dommage car l’idée était bonne.
Quant à la partie du scénario avec Demi Moore, elle n’est qu’une seconde histoire, incapable de rentrer dans la première, celle de Costner. Le spectateur à l’impression d’assister à plusieurs films en parallèle, sans lien entre eux. Et si la partie de Costner, malgré ses défauts, peut prétendre tenir la route, celle de Demi Moore est catastrophique, avec un début qui plagie honteusement Manhunter sans jamais lui arriver à la cheville. La séquence d’identification avec le tueur sur la scène de crime et la scène où elle se fait suivre par un jogger masqué sont du niveau d’Hollywood Night. La suite relève de la série télé, une histoire de divorce sans intérêt avec des acteurs qui cachetonnent, soporifique.
Le spectateur se retrouve face à Costner, le seul à tenir la route, et à un metteur en scène qui multiplie les effets de manche roboratifs, scénariste inspiré de Stand By Me mais également réalisateur du mémorable Kuffs, il fallait donc se méfier.


