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Critique
Etonnant premier film, réussi, de ce parfait et maintenant complet artiste Philippe Katerine qui met une fois de plus à l'épreuve un public qui devra accepter de se laisser prendre au jeu du "C'est sérieux ou pas ?".
Voici du cinéma enchanté sans l'ombre d'une chanson fredonnée. De celui qu'on imagine être capable de faire si l'on ose aussi apprivoiser une caméra et se prendre, l'espace de quelques semaines, pour un cinéaste. Parions que peu d'entre-nous se révèlerait pourtant capable de faire aussi passionné... et passionnant.
Ce film transpire l'expérimentation naïve et maladroite mais pourrait pourtant donner sans mal des complexes au professionnel de l'épate Gus Van Sant, lequel n'a jamais réussi, lui, à nous donner autant à imaginer et ressentir à travers sa filmographie adulée.
Car il fallait oser aborder le cinéma avec une oeuvre audio-visuelle aussi dénuée de prétentions cinématographiques et pourtant bourrée d'audaces sincèrement réjouissantes !
Rendez-vous compte qu'il vous faudra laisser de côté toute exigence formaliste (Katerine déambule, caméra à l'épaule, racontant ce qui lui vient à l'esprit, tout en comptant sur l'automatisme des fonctions techniques de son oeil-mémoire électronique).
Sachez que vous ne verrez en surface qu'une succession de plan-séquences, titrés et sans lien apparent, dont le fil rouge est pourtant d'une authentique finesse.
Comprenez qu'en commençant à regarder ce film aussi intelligent que sensible vous ne pourrez plus soit, arrêter le flot de vos pensées et souvenirs qui referont surface comme sur votre écran mental, soit cesser toute cogitation inutile au profit de celle salutaire de Katerine qui prendra possession de votre esprit.
Car la caméra subjective de Katerine incarne l'âme d'un vampire psychique, rôdant tel un étranger dans notre monde et retournant saluer, à la faveur d'un post-générique final, ceux dont l'existence (tré)passée a été gravée dans la pierre.
Katerine est une bonne âme parmi les mort-vivants...
Voici du cinéma enchanté sans l'ombre d'une chanson fredonnée. De celui qu'on imagine être capable de faire si l'on ose aussi apprivoiser une caméra et se prendre, l'espace de quelques semaines, pour un cinéaste. Parions que peu d'entre-nous se révèlerait pourtant capable de faire aussi passionné... et passionnant.
Ce film transpire l'expérimentation naïve et maladroite mais pourrait pourtant donner sans mal des complexes au professionnel de l'épate Gus Van Sant, lequel n'a jamais réussi, lui, à nous donner autant à imaginer et ressentir à travers sa filmographie adulée.
Car il fallait oser aborder le cinéma avec une oeuvre audio-visuelle aussi dénuée de prétentions cinématographiques et pourtant bourrée d'audaces sincèrement réjouissantes !
Rendez-vous compte qu'il vous faudra laisser de côté toute exigence formaliste (Katerine déambule, caméra à l'épaule, racontant ce qui lui vient à l'esprit, tout en comptant sur l'automatisme des fonctions techniques de son oeil-mémoire électronique).
Sachez que vous ne verrez en surface qu'une succession de plan-séquences, titrés et sans lien apparent, dont le fil rouge est pourtant d'une authentique finesse.
Comprenez qu'en commençant à regarder ce film aussi intelligent que sensible vous ne pourrez plus soit, arrêter le flot de vos pensées et souvenirs qui referont surface comme sur votre écran mental, soit cesser toute cogitation inutile au profit de celle salutaire de Katerine qui prendra possession de votre esprit.
Car la caméra subjective de Katerine incarne l'âme d'un vampire psychique, rôdant tel un étranger dans notre monde et retournant saluer, à la faveur d'un post-générique final, ceux dont l'existence (tré)passée a été gravée dans la pierre.
Katerine est une bonne âme parmi les mort-vivants...


