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Critique
En mal
de film d'aventures à proposer à son public, Universal ratisse en 1998 son fond
de catalogue pour y trouver une source d'inspiration susceptible de tenir la
route.
Elle en déterre l'un de ses monstres iconiques, immortalisé à l'écran par Boris
Karloff dès 1932 et célébré dans les années 70 par la défunte compagnie La Hammer : la momie. Confié à
un Stephen Sommers encore jeunot mais ayant bien manœuvré son entrée dans
l’univers du film à gros budget avec Un Cri dans l’océan, le projet fait
à l'époque figure de machinerie d’envergure prête à célébrer tout un pan du
cinéma d'horreur (gentiment aseptisé) et d'aventures (la filiation bâtarde avec
Indiana Jones ne quittant jamais le film). Le résultat est un honnête divertissement
à l’esthétique très carte postale, carburant aux effets spéciaux pour mettre en
valeur les capacités physiques de la momie prête à tout pour assouvir son
dessein (certains effets bluffants comme les attaques d’insectes seront pour
beaucoup dans le succès du film). Guidé par un Brendan Fraser tout à fait dans
son élément (l'aventurier un peu bouffon), introduisant au monde du blockbuster
le joli minois de Rachel Weisz, le film oscille entre grand guignol et
véritable hommage décérébré qui, s'il a quelque peu vieilli, reste néanmoins
efficace dans l'objectif fixé.


