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Baby blood
Critique
Presque vingt ans après la sortie de "Baby Blood", c'est l'heure du bilan : à la plus grande surprise des indécis et des couilles molles, le film d'Alain Robak parait toujours aussi moderne et fou, annonçant avec des années de longueur sur les autres les délires à venir de "Dobermann" ou de "Atomik Circus". Pourtant pas aidé par une affiche hideuse, le film avait créé en son temps un buzz non négligeable parmi la communauté des fantasticophiles français, parce qu'il s'agissait du premier film issu de l'hexagone à se revendiquer clairement comme un film gore (et pour être gore, c'est sûr que "Baby Blood" l'était !), pour retomber injustement dans l'oubli seulement quelques années après.
Foutraque et sincère, complètement barré et ne reculant devant aucune outrance ni aucun challenge graphique, (au point de perdre en route quelques amateurs à l'estomac un peu trop fragile ou à la morale un peu trop rigide), "Baby Blood" fit chez certains (et six ans avant "Braindead", avec lequel il partage quelques points communs) l'effet d'une mini-bombe H dans le slibard, grâce à la personnalité et à l'âme de son réalisateur, Alain Robak. S'investissant totalement dans son bébé (c'est le cas de le dire, ouaf ouaf ouaf), au point même de doubler lui-même la voix de la créature -sous le pseudonyme de Roger Placenta-, Alain Robak déploie une énergie folle pour animer son récit, multipliant les idées de mise en scène, quitte à en être parfois agaçant, comme un gamin hyperactif qui ne tient pas deux secondes en place. Frénétique, presque priapique, la mise en scène du film rappelle la folie d'un Sam Raimi à ses débuts. L'analogie avec "Evil Dead" est d'autant plus évidente que le budget du film devait être assez serré.
Bref, il serait temps d'ériger ce "Baby Blood" sous extas au rang de "presque chef d'œuvre" qu'il mérite, histoire que Robak puisse revenir à la réalisation de films de genre sincères et à l'ouest.
Foutraque et sincère, complètement barré et ne reculant devant aucune outrance ni aucun challenge graphique, (au point de perdre en route quelques amateurs à l'estomac un peu trop fragile ou à la morale un peu trop rigide), "Baby Blood" fit chez certains (et six ans avant "Braindead", avec lequel il partage quelques points communs) l'effet d'une mini-bombe H dans le slibard, grâce à la personnalité et à l'âme de son réalisateur, Alain Robak. S'investissant totalement dans son bébé (c'est le cas de le dire, ouaf ouaf ouaf), au point même de doubler lui-même la voix de la créature -sous le pseudonyme de Roger Placenta-, Alain Robak déploie une énergie folle pour animer son récit, multipliant les idées de mise en scène, quitte à en être parfois agaçant, comme un gamin hyperactif qui ne tient pas deux secondes en place. Frénétique, presque priapique, la mise en scène du film rappelle la folie d'un Sam Raimi à ses débuts. L'analogie avec "Evil Dead" est d'autant plus évidente que le budget du film devait être assez serré.
Bref, il serait temps d'ériger ce "Baby Blood" sous extas au rang de "presque chef d'œuvre" qu'il mérite, histoire que Robak puisse revenir à la réalisation de films de genre sincères et à l'ouest.

