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Critique
La mort du journaliste Daniel Pearl est un sujet chaud bouillant et particulièrement casse–gueule pour un cinéaste. Doit-on faire un film sur Daniel Pearl, peut-on faire un film sur sa femme, Winterbottom a choisi une voie détournée mais maligne, il fait un film sur un couple.
Et pour cela il choisit un couple d’acteurs excellents. Une Angeline Jolie étonnante très juste dans la longueur, l’accent, la fatigue, et parfaite dans l’instant, le dénouement. Et Dan Futterman, acteur de série TV et scénariste de Capote, convainquant et attachant immédiatement.
Une autre grande réussite du film se situe dans ce que Winterbottom fait la part belle au pays où l’action se situe. Le Pakistan est montré sous toutes ses coutures, ses bidonvilles, se quartiers riches avec leur milice, ses politiques, ses enquêteurs, et ses quidams pris dans une tourmente parfaitement incompréhensible pour eux.
Mais la tension, omniprésente et parfaitement maitrisée tient plus du thriller que du drame. Le fil rouge du film est l’enquête des différentes forces en présence pour retrouver le journaliste kidnappé. Cette enquête amène Angelina Jolie à se rappeler son mari, à enquêter en elle-même finalement, dans ses souvenirs, contribuant ainsi à une tension dramatique bienvenue car elle rappelle au spectateur que ceci est la réalité. Mais la partie dévolue au travail d’enquête des autorités locales tend quant à elle trop souvent vers le thriller, utilisant les ficelles narratives du polar. Un polar parfait certes, prenant, intelligent, mais qui éloigne du sujet le spectateur : ceci n’est pas une fiction.
Et pour cela il choisit un couple d’acteurs excellents. Une Angeline Jolie étonnante très juste dans la longueur, l’accent, la fatigue, et parfaite dans l’instant, le dénouement. Et Dan Futterman, acteur de série TV et scénariste de Capote, convainquant et attachant immédiatement.
Une autre grande réussite du film se situe dans ce que Winterbottom fait la part belle au pays où l’action se situe. Le Pakistan est montré sous toutes ses coutures, ses bidonvilles, se quartiers riches avec leur milice, ses politiques, ses enquêteurs, et ses quidams pris dans une tourmente parfaitement incompréhensible pour eux.
Mais la tension, omniprésente et parfaitement maitrisée tient plus du thriller que du drame. Le fil rouge du film est l’enquête des différentes forces en présence pour retrouver le journaliste kidnappé. Cette enquête amène Angelina Jolie à se rappeler son mari, à enquêter en elle-même finalement, dans ses souvenirs, contribuant ainsi à une tension dramatique bienvenue car elle rappelle au spectateur que ceci est la réalité. Mais la partie dévolue au travail d’enquête des autorités locales tend quant à elle trop souvent vers le thriller, utilisant les ficelles narratives du polar. Un polar parfait certes, prenant, intelligent, mais qui éloigne du sujet le spectateur : ceci n’est pas une fiction.


