Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Tandem
Critique
Patrice Leconte, excellent cinéaste capable du meilleur comme du pire, prouvait avec cette superbe comédie dramatique que le cinéma français pouvait compter sur lui.
Il offre, après une période de comédies sympathiques mais dont l'ambition était plutôt limitée, ce qui semble être son film le plus parfait, à tous points de vue : scénario, réalisation et interprétation sont au diapason et inaugurait une voie qu'il allait ensuite confirmer avec les remarquables "Monsieur Hire" et "Le mari de la coiffeuse" (ce dernier également avec J. Rochefort).
C'est donc dans la veine du drame intimiste que prend place cette histoire extrêmement touchante, souvent à la lisière de la satire, d'une force émotionnelle simple et belle.
Le duo de prime abord pathétique, incarné par deux comédiens (Jean Rochefort, hallucinant de génie, et Gérard Jugnot, inhabituellement émouvant) au zénith de leur talent respectifs, devient littéralement désarmant tant il convient de saluer l'évidence de leur complémentarité psychologique.
Jamais la force de l'amitié entre deux hommes n'a été montrée avec autant de justesse : la solitude individuelle qui tente de détruire l'estime personnelle et de séparer les êtres ne résistera pas à leur profond attachement, quasi filial, malgré les épreuves d'une vie considérée comme peu reluisante. C'est là finalement l'essentiel d'une vie réussie...
Parfaite combinaison équilibrée entre rire et mélancolie, ce "film d'auteur" (au bon sens du terme) parvient à son but avec authenticité : montrer, sans leçons de morale, que tout individu apparemment bancal peut finir par trouver une place à sa juste valeur personnelle. Il suffit pour cela qu'il ne mente ni à lui-même ni à ceux qui lui ont confié leur amitié.
Magistral !
Il offre, après une période de comédies sympathiques mais dont l'ambition était plutôt limitée, ce qui semble être son film le plus parfait, à tous points de vue : scénario, réalisation et interprétation sont au diapason et inaugurait une voie qu'il allait ensuite confirmer avec les remarquables "Monsieur Hire" et "Le mari de la coiffeuse" (ce dernier également avec J. Rochefort).
C'est donc dans la veine du drame intimiste que prend place cette histoire extrêmement touchante, souvent à la lisière de la satire, d'une force émotionnelle simple et belle.
Le duo de prime abord pathétique, incarné par deux comédiens (Jean Rochefort, hallucinant de génie, et Gérard Jugnot, inhabituellement émouvant) au zénith de leur talent respectifs, devient littéralement désarmant tant il convient de saluer l'évidence de leur complémentarité psychologique.
Jamais la force de l'amitié entre deux hommes n'a été montrée avec autant de justesse : la solitude individuelle qui tente de détruire l'estime personnelle et de séparer les êtres ne résistera pas à leur profond attachement, quasi filial, malgré les épreuves d'une vie considérée comme peu reluisante. C'est là finalement l'essentiel d'une vie réussie...
Parfaite combinaison équilibrée entre rire et mélancolie, ce "film d'auteur" (au bon sens du terme) parvient à son but avec authenticité : montrer, sans leçons de morale, que tout individu apparemment bancal peut finir par trouver une place à sa juste valeur personnelle. Il suffit pour cela qu'il ne mente ni à lui-même ni à ceux qui lui ont confié leur amitié.
Magistral !


