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Critique
On peut finalement comprendre pourquoi Joëlle Hache, monteuse attitrée de Patrice Leconte, a refusé de travailler sur ce film... car le cinéaste devait visiblement traverser une fatigante crise existentielle (et devait assurément en faire profiter tout son petit monde) et s'est manifestement cru plus doué que Bertrand Blier pour aborder l'humour noir et la satire sociologique.
Tout sent bien trop l'épate dans ce film sans réel intérêt et un brin raté sur les côtés.
Du premier plan (un long travelling latéral au ras du sol) au dernier (un plan de grue "aérien"), la mise en scène se révèle d'une lourdeur démonstrative qui n'aide en rien le scénario à décoller.
Leconte avait su se montrer bien plus subtil dans sa description des relations hommes-femmes avec quelques-uns de ses meilleurs réussites : "Le mari de la coiffeuse" ou "Monsieur Hire" faisaient montre sans ambiguïté d'une empathie bienveillante.
Ici, même s'il s'en défend dans ses interviews, la misogynie réfrénée du cinéaste s'installe avec une telle balourdise qu'il devient difficile de percevoir le second degré que l'on devrait savourer. Malgré les bons gros mots d'auteur assénés à grands coups de truelle (restant de vaines tentatives de colmatage des fissures narcissiques de personnages antipathiques), les dialogues font du surplace et restent trop démonstratifs pour toucher la fibre poétique du spectateur indulgent.
Cher Monsieur Leconte, vous nous devez donc une autre danse.
Et bien valsez maintenant !
Tout sent bien trop l'épate dans ce film sans réel intérêt et un brin raté sur les côtés.
Du premier plan (un long travelling latéral au ras du sol) au dernier (un plan de grue "aérien"), la mise en scène se révèle d'une lourdeur démonstrative qui n'aide en rien le scénario à décoller.
Leconte avait su se montrer bien plus subtil dans sa description des relations hommes-femmes avec quelques-uns de ses meilleurs réussites : "Le mari de la coiffeuse" ou "Monsieur Hire" faisaient montre sans ambiguïté d'une empathie bienveillante.
Ici, même s'il s'en défend dans ses interviews, la misogynie réfrénée du cinéaste s'installe avec une telle balourdise qu'il devient difficile de percevoir le second degré que l'on devrait savourer. Malgré les bons gros mots d'auteur assénés à grands coups de truelle (restant de vaines tentatives de colmatage des fissures narcissiques de personnages antipathiques), les dialogues font du surplace et restent trop démonstratifs pour toucher la fibre poétique du spectateur indulgent.
Cher Monsieur Leconte, vous nous devez donc une autre danse.
Et bien valsez maintenant !


