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Critique
Le scénario de CŒUR DE DRAGON est on ne peut plus classique et respecte à la lettre tous les codes du récit d’heroïc fantasy : il s’agit d’une lutte entre le Bien et le Mal dans un monde peuplé de chevaliers et de créatures fantastiques. Cette histoire simple et manichéenne racontée de manière linéaire est cependant plaisante à suivre même si une certaine naïveté et quelques maladresses comiques surgissent de temps à autre. On regrettera surtout que la réalisation appliquée mais timide de Rob Cohen (sic) manque de folie et de virtuosité.
Le film repose presque essentiellement sur le personnage Draco, un puissant dragon créé à partir d’images de synthèse. Prouesse visuelle il y a dix ans, l’animation de la créature a relativement mal vieilli même si elle s’avère globalement satisfaisante. Ce n’est que lors des plans rapprochés sur la gueule de l’animal que l’on note réellement des défauts aujourd’hui inacceptables pour une grosse production. Qu’à cela ne tienne, la créature numérique se révèle souvent bien plus convaincante qu’un Dennis Quaid qui endosse de manière pas toujours heureuse la cotte de maille du chevalier Bowen. Aussi peu à son avantage dans les moments dramatiques qu’épée à la main, c’est fort logiquement que le comédien est éclipsé par l’énigmatique Draco mais aussi par la fougue de la jeune Dina Meyer, jolie rebelle à la longue chevelure couleur de feu.
La filmographie poussive de Rob Cohen laissait augurer le pire à la vision de CŒUR DE DRAGON. Davantage connu pour sa finesse pachydermique que pour ses talents de conteur, le très controversé cinéaste réalise ici un honnête film d’heroïc fantasy qui mêle avec réussite contexte moyenâgeux, mythe fantastique, valeurs chevaleresques et idéaux improbables. Si ce récit épique est loin d’être exempt de défauts, son dénouement riche en émotions donnera assurément envie à certains d’entre nous de nous replonger dans ces passionnantes légendes qui nous ont fait rêver étant enfant …
Le film repose presque essentiellement sur le personnage Draco, un puissant dragon créé à partir d’images de synthèse. Prouesse visuelle il y a dix ans, l’animation de la créature a relativement mal vieilli même si elle s’avère globalement satisfaisante. Ce n’est que lors des plans rapprochés sur la gueule de l’animal que l’on note réellement des défauts aujourd’hui inacceptables pour une grosse production. Qu’à cela ne tienne, la créature numérique se révèle souvent bien plus convaincante qu’un Dennis Quaid qui endosse de manière pas toujours heureuse la cotte de maille du chevalier Bowen. Aussi peu à son avantage dans les moments dramatiques qu’épée à la main, c’est fort logiquement que le comédien est éclipsé par l’énigmatique Draco mais aussi par la fougue de la jeune Dina Meyer, jolie rebelle à la longue chevelure couleur de feu.
La filmographie poussive de Rob Cohen laissait augurer le pire à la vision de CŒUR DE DRAGON. Davantage connu pour sa finesse pachydermique que pour ses talents de conteur, le très controversé cinéaste réalise ici un honnête film d’heroïc fantasy qui mêle avec réussite contexte moyenâgeux, mythe fantastique, valeurs chevaleresques et idéaux improbables. Si ce récit épique est loin d’être exempt de défauts, son dénouement riche en émotions donnera assurément envie à certains d’entre nous de nous replonger dans ces passionnantes légendes qui nous ont fait rêver étant enfant …


