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Saathiya
Critique
Le Saathiya de Shaad Ali se démarque assez largement du lot de par sa qualité de narration.
Il dégage une violence à tous les niveaux. A la fois visuelle (à voir sa terrible conclusion, soudaine, crue, presque inattendue pour du massala bollywoodien ) mais aussi et surtout, dans son approche et son traitement de la vie de couple.
Un aspect quasi-outrancier qui colle bien à l'histoire "haute en couleur" de Suhani et Aditya, il renforce ce côté dramatique des situations qui s'enchaînent à la manière de la vie de tous les jours (sur le rythme des hauts et des bas, le fardeau de nos vies). En ce sens, nous ressentons bien la notion paradisiaque de la vie de couple dans la première partie du film de par ce que Bollywood sait faire de mieux (les chorégraphies, les chansons, l'amour en image quoi), le tout étant orchestré par la fulgurance et la nervosité des retours sur le présent (Aditya qui cherche sa femme) pour mieux conclure sur sa deuxième partie exposant les aspects "infernaux" de la vie conjuguale (le doute, la jalousie, la peur, l'anxiété, le déchirement...).
Enfin bref, on peut énormèment apprécier ce traitement qui pourrait presque être rapproché au travail d'un Kubrick sur Eyes Wide Shut, toute proportion gardée bien entendu.
Il dégage une violence à tous les niveaux. A la fois visuelle (à voir sa terrible conclusion, soudaine, crue, presque inattendue pour du massala bollywoodien ) mais aussi et surtout, dans son approche et son traitement de la vie de couple.
Un aspect quasi-outrancier qui colle bien à l'histoire "haute en couleur" de Suhani et Aditya, il renforce ce côté dramatique des situations qui s'enchaînent à la manière de la vie de tous les jours (sur le rythme des hauts et des bas, le fardeau de nos vies). En ce sens, nous ressentons bien la notion paradisiaque de la vie de couple dans la première partie du film de par ce que Bollywood sait faire de mieux (les chorégraphies, les chansons, l'amour en image quoi), le tout étant orchestré par la fulgurance et la nervosité des retours sur le présent (Aditya qui cherche sa femme) pour mieux conclure sur sa deuxième partie exposant les aspects "infernaux" de la vie conjuguale (le doute, la jalousie, la peur, l'anxiété, le déchirement...).
Enfin bref, on peut énormèment apprécier ce traitement qui pourrait presque être rapproché au travail d'un Kubrick sur Eyes Wide Shut, toute proportion gardée bien entendu.


